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CUPRA Raval : on découvre la nouvelle citadine électrique

Le marché de la citadine électrique s’enrichit d’une nouvelle concurrente : la CUPRA Raval. Mi-février, la marque espagnole nous conviait dans l’ancienne centrale thermique de Badalone-Sant Adrià pour y découvrir, en exclusivité, sa nouvelle voiture. Commercialisée à moins de 26 000 €, la nouvelle venue arrive avec de solides arguments, à commencer par une puissance version VZ que nous essayerons prochainement. En attendant, voici la découverte statique de la Raval mise à notre disposition pour vous en parler. Fera-t-elle trembler les Renault 5 E-Tech et autres Peugeot E-208 ?

La plus rebelle des citadines

Nous avons dû patienter près de deux mois entre le moment où nous avons participé la présentation et la mise en ligne de cet article. Cela a été l’occasion de prendre du recul sur cette CUPRA Raval, un modèle plus difficile à cerner qu’il n’y paraît. Mais avant même de monter dans l’avion pour Barcelone, nous sommes passés au CUPRA City Garage, à deux pas des Champs-Élysées, où nous avons pu approcher le prototype camouflé de la Raval. Cela permettait déjà d’apprécier des volumes particuliers, à commencer par une longueur de 4,05 mètres et une hauteur de 1,52 mètre tout de même.

À mi-chemin entre la citadine et le SUV urbain, la Raval repose sur la nouvelle plateforme MEB+ du groupe Volkswagen, en traction (avec enfin des freins à disques aux quatre roues). La Volkswagen ID.Polo sera d’ailleurs la jumelle de la CUPRA Raval, ce qui permet d’alléger les coûts. Cela s’inscrit dans la volonté de renforcer la branche électrique du groupe. Après cette rapide découverte parisienne, l’heure était venue de prendre l’avion à destination de Barcelone. Bien que nous n’étions alors qu’au milieu du mois de février, c’est en tee-shirt que nous sortons en Espagne. La destination retenue par la marque, c’est une ancienne centrale thermique. Mais pas le temps pour faire de l’urbex (même si l’envie était là).

On profite d’un sympathique buffet et d’une boisson pétillante au gingembre pour patienter jusqu’à la conférence de presse puis notre créneau de tournage.

L’ambiance du lieu correspond plutôt bien à la Raval. Mais nous n’aurons guère le temps de faire du tourisme, l’heure est venue de rejoindre la Raval VZ que la marque nous a affectée en fin d’après-midi. On profite d’un créneau pour tourner nos vidéos, réaliser nos prises de vue et découvrir plus en détails la voiture. La première rencontre est assez chouette dans ce lieu d’exception…

CUPRA Raval : de quoi parle-t-on ?

La CUPRA Raval prend le nom d’un quartier populaire de Barcelone, réputé pour son « district le plus audacieux, créatif et résolument urbain ». Elle a été préfigurée dès 2022 par le concept-car UrbanRebel et se positionne comme un crossover. Nous sommes donc sur un tout-nouveau modèle, qui inaugure la nouvelle plateforme technique. Côté design, la marque surprend par des lignes fortes et pleines de caractère. On découvre un avant musclé, articulé autour de projecteurs Matrix LED avec une signature lumineuse en trois parties. Le capot, largement nervuré, se prolonge visuellement jusqu’au sigle. Le bouclier avant, très « plastique » d’apparence, accueille des écopes latérales qui élargissent visuellement la voiture.

« Née pour se démarquer », la CUPRA Raval assume un côté très musclé. À l’inverse, le profil semble plus sage. De fines extensions d’ailes en plastique brut sont présentes tandis que les poignées de portes sont affleurantes, ce qui est rare sur le segment. Le vitrage s’achève sur un filet noir brillant qui se poursuit sur la partie inférieure de la lunette arrière. Mais ce qui donne ce dynamisme, ce sont les deux lignes parallèles en oblique, qui dessinent et renforcent la ligne. Cela fonctionne très bien !

Du bon et du moins bon ! En réalité, la Raval est moins haute qu’il n’y paraît ! Elle ne dépasse la Renault 5 E-Tech que de 4 petits centimètres. Malgré cela, elle semble typée SUV ou du moins crossover. Cela déstabilise un petit peu. Au fil des minutes, j’ai apprécié l’homogénéité des lignes et le travail des designers. On ressent bien la volonté de traduire le dynamisme à travers ces deux parallèles obliques sur les côtés…

Un diffuseur presque caricatural

L’arrière est très structuré avec des ailes généreuses et dessinées autour d’un bandeau de feux lumineux inédit. Grâce à l’évolution des normes, on profite désormais du logo illuminé. Le diffuseur est particulièrement massif. À lui seul, il fait d’ailleurs office de pare-chocs. Mais plus qu’un simple élément de style, il participe activement à la bonne aérodynamique avec un faible Cx. Le spoiler joue aussi ce rôle, avec un design qui étend visuellement la Raval. Et ça fonctionne plutôt bien ! Notre exemplaire arbore la finition haute VZ, qui est également la plus puissante, avec 226 chevaux de puissance. Elle reçoit d’office les grandes jantes de 19 pouces bien que du 17 pouces soit proposé de série.

Puisque l’on parle de jantes, il faut évoquer la monte de notre exemplaire. Ces jantes REBEL Sulfure sont d’un design très technique. Je dois reconnaître qu’elles ressortent mieux en vrai plutôt qu’en photo ! Le traitement en trois couleurs augmente la profondeur tout en participant à l’amélioration de l’autonomie électrique. La mention « Rebel » souligne le côté anticonformiste du modèle. Dans le flux de la circulation, on imagine d’ailleurs assez bien quelques regards s’appuyer sur le design de la Raval. CUPRA a fait le choix de proposer plusieurs couleurs inédites, à l’image du vert Manganese ou du Century Bronze de notre modèle. Ce sont deux teintes en finition mate.

La gamme de la CUPRA Raval

La gamme s’articule autour de quatre finitions, qui correspondent à autant de niveaux de puissance. Toutes ces versions sont donc de « simples » traction avec un unique moteur électrique APP290, que l’on peut associer à une batterie de 37 kWh LFP ou 52 kWh en NMC. CUPRA a intégré la technologie cell-to-pach, permettant à l’accumulateur de participer activement à la rigidité du châssis. Cela autorise aussi un gain de poids et d’espace, tout en augmentant la densité énergétique de l’ordre de 10 %.

FinitionMoteurBatterieAutonomieRechargePrix
Raval116 chevaux
85 kW
37 kWh
LFP
~ 300 km50 kW DC25 995 €
Dynamic135 chevaux
99 kW
37 kWh
LFP
~ 300 km88 kW DC34 870 €
Dynamic Plus211 chevaux
155 kW
52 kWh
NMC
~ 450 km105 kW DC37 960 €
VZ226 chevaux
166 kW
52 kWh
NMC
~ 400 km105 kW DC43 070 €

Si la plateforme MEB+ est vouée à être généralisée sur les « petits » modèles électriques du groupe Volkswagen, plusieurs adaptations ont été opérées sur la Raval. Déjà, le châssis Sport autorise un abaissement de 15 millimètres sur l’intégralité des versions. Les voies ont été élargies de 10 millimètres tandis que la version VZ va encore plus loin en embarquant une suspension DCC Sport, la possibilité de déconnecter l’ESC… Et elle s’offre même un différentiel électronique qui propose d’office le système e-Launch pour réaliser des départs ultra rapides. Du moins, en 6,8 secondes.

Le Dynamic Chassis Control (DCC) utilise des amortisseurs adaptatifs proposant jusqu’à 15 niveaux de réglage, permettant d’adapter la suspension du confort urbain à une configuration plus axée sur la performance. En mode CUPRA , les amortisseurs se raffermissent ce qui réduit les mouvements de caisse et améliore la réactivité de la voiture.

Et pour la recharge ?

Les quatre finitions disposent d’office d’un chargeur embarqué de 11 kW, en courant alternatif AC. Même la petite finition Raval autorisera la recharge rapide DC de 50 kW. Sur le second niveau, la capacité passera à 88 kW. Ainsi, il faudra prévoir 23 minutes pour passer de 10 à 80 % de charge. La grande batterie de 52 kWh demande seulement une minute supplémentaire sur le même exercice, tout en apportant une autonomie supérieure d’au moins 100 kilomètres.

La version VZ sera-t-elle réellement radicale ? Sur le papier, les 226 chevaux qui passent sur les roues avant semblent un peu timides… C’est encore plus le cas si l’on regarde ce que propose la concurrence. L’Alpine A290 fait à peine mieux… Mais on reste bien loin de ce qui est proposé sur la Mini John Cooper Works E ou encore la Lancia Ypsilon HF. Nous aurons d’ailleurs l’occasion d’essayer la CUPRA Raval VZ prochainement… Avec l’électrique, on peut parfois être surpris. Une fiche technique ne permet pas toujours de retranscrire le feeling.

Des baquets de compétition ? Presque !

Aussi, la CUPRA Raval propose plusieurs modèles de sièges avant, avec différentes ambiances. Si notre modèle était doté de jolis sièges enveloppants et texturés, nous avons pu essayer aussi les sièges Cup Bucket avec maillage 3D. Très enveloppants, ils correspondent bien à la philosophie de la voiture. La planche de bord est plus classique dans son traitement. On découvre un large écran de 12,9 pouces et un combiné d’instrumentation de 10,25 pouces. L’interface était encore en phase de développement lors de notre venue, je ne m’attarderais pas dessus. Nous aurons l’occasion d’en reparler lors de notre essai complet.

La présentation de l’habitacle est renforcé par des touches cuivrées ici et là et la prolongation d’un filet lumineux de la planche de bord jusqu’au niveau des portières. Les jeux d’éclairage donnent un côté chic. Côté finition, c’est globalement bon. Beaucoup de matériaux recyclés sont employés mais certains plastique sont nettement plus basiques en partie basse, rien de choquant donc…

Le grand empattement de 2,60 mètres autorise un bel espace à l’arrière tandis que le volume de coffre atteint 441 litres. C’est plutôt une belle valeur pour le segment. Seul hic, nous avons la sensation d’être engoncés. Le toit panoramique semble indispensable pour profiter davantage…

Le pack AHEAD : les sièges CUP Bucket avec une sellerie en technique de maillage 3D, une proposition unique dans le segment. Ces sièges ont la particularité d’être très enveloppants. En matière de ressenti, cela s’apparente véritablement à des baquets de compétition… Et c’est plutôt agréable et inédit sur ce segment !

Notre ressenti sur la CUPRA Raval

Après avoir découvert la CUPRA Raval en studio, j’avais plutôt hâte de l’essayer. À vrai dire, il est compliqué de se forcer une opinion définitive sur une voiture sans l’essayer. À propos de cette nouvelle citadine électrique, les premières impressions sont plutôt bonnes. La voiture est belle, aboutie, avec des codes stylistiques qui marchent bien et une vraie ADN. Cette nouvelle plateforme MEB+ tiendra-t-elle ses promesses ? Le dynamisme sera-t-il vraiment au rendez-vous ? Nous aurons l’occasion de le vérifier dans quelques semaines…

Je suis néanmoins plutôt convaincu par cette première découverte. Le segment des citadines électriques connaît un essor assez fort. La CUPRA Raval arrive donc au bon moment et pourrait toucher un public encore plus large. D’ailleurs, elle arrive avec des offres de leasing, dès 250 € par mois et proposera aussi des formules adaptées aux professionnels. Cette approche étendue semble donc assez prometteuse. Mais les clients potentiels oseront-ils passer le cap ?

Merci à CUPRA France pour l’invitation à cet événement ! On se retrouve très prochainement pour de futurs essais…

Source
seat-cupra-mediacenter.fr

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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