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Peugeot 2008 PureTech 110 : faut-il vraiment fuir ce SUV ?

Sur le marché de l’occasion, il n’est pas rare de trouver des Peugeot 2008, équipés de moteurs essence, à tout petit prix. La raison est simple : ce sont des moteurs PureTech, dont la réputation est bien connue. Pendant quatre mois, nous avons roulé quotidiennement à bord du modèle le plus sensible de la marque au lion : le Peugeot 2008 de première génération, équipé du moteur PureTech de 110 chevaux. Sommes-nous tombés en panne ? Quels sont véritablement les risques d’acheter un tel modèle ? C’est ce que l’on vous propose de découvrir à travers cet essai longue durée. Notre bilan est évidemment mitigé… Mais ce n’est pas forcément une mauvaise affaire.

Fiche technique du Peugeot 2008 PureTech 110

Dimensions4,16 x 1,83 x 1,56 mètres
Poids à vide1 165 kg
TransmissionTraction
Boîte de vitessesManuelle, 5 rapports
Commercialisation2015 à 2020
Moteur3-cylindres en ligne turbo 1.2 litre
Puissance110 chevaux à 6 500 tr/min
Couple205 Nm dès 1 750 tr/min
0 à 100 km/h9,9 secondes
Vitesse maximale185 km/h
Puissance fiscale5 CV
Conso. mixte constructeur4,4 L/100 km
Cote actuelle5 000 €

Sur le papier : le 2008 a tout pour plaire

En 2012, Peugeot a remplacé la 207 par la 208. La nouvelle venue progresse à tous les niveaux et notamment en matière de design. Cela marque clairement l’entrée d’une nouvelle ère pour la marque au lion. À la grande surprise générale, il n’était pas question de développer une version break SW. Peugeot a préféré commercialiser un modèle annexe : le 2008. C’est le premier SUV de la marque mais à l’époque, on parle plutôt d’un crossover urbain. Dérivé du concept-car éponyme, le Peugeot 2008 de première génération a été commercialisé dès 2013.

Côté design, pas de surprise majeure. Il s’étend sur 4,16 mètres de long et repose sur la plateforme PF1, commune à de nombreux modèles Peugeot, Citroën ou DS Automobiles. Le design s’inspire d’ailleurs grandement de celui de la 208 dont il reprend plusieurs éléments de style, avec un capot assez haut, une belle courbure au niveau de la face avant et des optiques biseautés. Mais surtout, la cellule arrière surprend avec une rehausse, un jonc chromé en partie supérieure du vitrage et des barres de toit. Si on ajoute à cela les extensions d’ailes, cela donne un côté baroudeur urbain au Peugeot 2008. Et ça a beaucoup plu !

Le Peugeot 2008 n’a que des éloges (au début)

Exposé au Salon de Pékin, le Peugeot 2008 est aussi présent au Mondial de Paris, durant cette même année 2012. La commercialisation a débuté peu après. Rapidement, les essais sont élogieux. Beaucoup apprécient la bonne construction et les bons moteurs du premier SUV de la marque au lion. Le succès commercial du 2008 est tel que le site de Mulhouse doit accroître ses rythmes de production pour suivre la demande, faisant rapidement du petit SUV l’un des best-sellers de Peugeot.

Dans le même temps, Renault entame la production du Captur. Cette concurrence directe et frontale impose à Peugeot de tenir le rythme et de rendre le 2008 toujours plus « sexy » et économique à l’usage. Des séries spéciales ont régulièrement été ajoutées (Style, Urban Cross, Red Urban Cross) tandis que la finition Crossway vient ajouter le Grip Control avec un objectif : rendre le 2008 capable d’évoluer (un peu) hors des sentiers battus. Mais la vraie évolution significative est intervenue en 2016.

Le restylage du 2008… et son nouveau moteur !

En 2016, Peugeot a officialisé le restylage du 2008. La communication évolue, en assumant désormais le modèle en tant que SUV à part entière. Cela s’accompagne d’une nouvelle calandre plus verticale, d’extensions d’ailes, de coloris inédits et d’une nouvelle signature lumineuse. Surtout, une finition plus sportive GT Line est intégrée, donnant un nouvel élan pour résister face au Captur. Cette mise à jour s’accompagne de la prise en charge d’Apple CarPlay et de MirrorLink (pour Android).

Peu avant la commercialisation de cette version restylée, le Peugeot 2008 s’est offert un nouveau moteur à essence, destiné à remplacer le vieillissant 1.6 VTi atmosphérique. L’objectif est clair : améliorer encore les consommations, le bilan carbone et, accessoirement, le plaisir de conduite. Ce nouveau moteur nommé PureTech correspond en réalité au moteur EB, développé par la Française de Mécanique, repose sur un principe simple. Passer sur un bloc 3-cylindres turbocompressé permet d’abaisser la cylindrée… et la consommation !

Avec une consommation mixte annoncée à 4,4 litres aux 100 kilomètres, ce moteur PureTech ne reçoit que des éloges. Les journalistes soulignent alors l’excellent agrément de conduite. Il est d’ailleurs élu à son lancement, en 2014, comme étant le meilleur moteur de l’année 2015. Ce titre a plutôt mal vieilli, je vous l’accorde…

Les moteurs essence du Peugeot 2008 I phase 2

Sous son capot, le Peugeot 2008 restylé est proposé avec plusieurs motorisations. En atmosphérique, ce moteur 3-cylindres de 1.2 litre délivre 82 chevaux. Avec l’appui d’un turbocompresseur, on peut accéder à une puissance de 110 ou 130 chevaux. Notre modèle d’essai reçoit justement la version de 110 chevaux. Ce cœur de gamme pouvait être choisi avec la boîte de vitesses automatique EAT6 mais aussi avec la « vieille » boîte manuelle à 5 rapports, que nous avons ici.

Sur le papier, le Peugeot 2008 PureTech 110 en boîte manuelle annonce une consommation très faible et des émissions de CO2 qui permettent d’échapper au malus écologique de l’époque, avec seulement 103 grammes aux 100 kilomètres. Côté performances, la marque évoque le 0 à 100 km/h en 9,9 secondes. C’est une demi-seconde de plus que le précédent bloc 1.6 VTi de 120 chevaux mais on gagne en reprises à bas régime comme en consommation.

À bord du Peugeot 2008 restylé

Vous le savez, chez PDLV, on aime bien faire des essais plutôt longs. C’est l’occasion de bien nous imprégner de chaque voiture. Après quatre mois à son volant, nous avons apprécié l’habitacle de ce Peugeot 2008 de 2018. L’intérieur s’ouvre sur l’écosystème i-Cockpit, comprenant bien sûr le traditionnel petit volant. Notre finition intermédiaire Allure comprend déjà tout ce que l’on peut attendre d’un SUV contemporain. Moyennant un surcoût de 2 000 € par rapport à la finition Access, on gagne les quatre vitres électriques, la climatisation automatique bizone et même le GPS intégré.

Côté présentation, on trouve une planche de bord assez complète, avec toujours le petit volant bien ergonomique. On notera aussi la belle qualité de fabrication avec des revêtements agréables au toucher, des touches d’aluminium bien dosées et une très bonne ergonomie. Nous sommes accueillis dans de beaux sièges avant assez enveloppants, avec du simili-cuir et du tissu. Malgré les 145 000 kilomètres au compteur de notre exemplaire, on ne peut que constater la bonne qualité de fabrication. La légère patine témoigne d’une fabrication rigoureuse.

Le 2008 reste dans le coup !

Point appréciable : le Peugeot 2008 offre une bonne visibilité générale, tant vers l’avant que vers l’arrière. Si une caméra de recul est proposée en finition haute (ou en option), les radars de recul sont de série sur notre finition Allure. Par ailleurs, Peugeot n’a rien réinventé sur le 2008, en apportant la planche de bord et de nombreux éléments issus de la 208. On a toutefois la possibilité de basculer les sièges arrière afin d’accroître la capacité de coffre, de 350 à près de 1 200 litres de volume.

À l’arrière, l’habitabilité est correcte, sans être exceptionnelle. Contrairement au Renault Captur, il n’y a pas de banquette coulissante. Inscrit sur le segment B, le Peugeot 2008 I dispose de trois places arrière. Celle du milieu est relativement étroite et servira surtout en guise de dépannage. Si un accoudoir central est disponible, on remarquera surtout un plancher presque plat à l’arrière, ce qui est appréciable.

Après quatre mois à son volant, je dois reconnaître m’être bien habitué à l’habitacle de ce Peugeot 2008. La position de conduite est agréable, le gabarit est facile à appréhender et le volume intérieur est tout de même généreux. La belle qualité des matériaux, la prise en main du levier de vitesses et les commandes physiques bien disposées sont autant d’éléments qui confirment le soin accordé par la marque à son petit SUV à succès.

Au volant du 2008 : la vérité…

Durant ces quatre mois, nous avons pu tester le Peugeot 2008 sur différents terrains. En ville, rien à redire. Ce petit SUV excelle en ville, avec une boîte de vitesses facile à manier, une direction précise et un bon amortissement. S’il y a tout de même une certaine fermeté sur les ralentisseurs, nous sommes dans les bons standards du segment. Déjà bien kilométré, notre modèle d’essai demeure encore très équilibré. Sur route, les performances sont tout à fait satisfaisantes. Avec seulement 1 165 kg sur la balance (conducteur et pleins inclus), notre 2008 se montre suffisamment nerveux et promet de bonnes reprises.

Côté freinage, rien à signaler non plus. Les quatre freins à disques offrent un bon mordant et une endurance tout à fait convaincante, même lorsqu’il fait très chaud. Le moteur étant assez sensible, il n’était pas question pour nous de « pousser » le Peugeot 2008 dans ses retranchements. Sur les petites routes, la touche « Peugeot » se ressent bien avec un plaisir de conduite assez inattendu sur le segment. Le train avant est plaisant, s’inscrivant bien dans les virages. Parmi les bonnes idées, on trouve l’éclairage d’intersection, qui allume l’antibrouillard avant pour éclairer l’intérieur du virage. Un reproche : un sixième rapport (réservé au PureTech 130) ne serait pas de refus sur autoroute, avec la consommation qui grimpe.

Reste que pour une puissance de 110 chevaux, le Peugeot 2008 se montre très plaisant et coupleux. Si quelques bruits d’air apparaissent au-delà de 90 km/h, on apprécie la direction précise, qui renvoie bien les infos et l’absence de vibrations, malgré le moteur 3-cylindres. S’il est possible de grimper jusqu’à 6 000 tr/min, notre 2008 s’apprécie surtout en conduite lissée. En ville, le côté un petit peu « on-off » du turbo peut générer un à-coup lors du déclenchement. Cela est peut-être dû à l’usure mais on s’y habitue assez vite.

Fiabilité : la réalité du moteur PureTech

Sous le capot de notre Peugeot 2008, on trouve donc le moteur PureTech de type EB2, en configuration 3-cylindres pour 1.2 litres de cylindrée. Il s’agit de la première génération, considérée comme étant la plus sensible… Et la moins fiable. Reposant sur pas moins de 121 brevets, le moteur PureTech vise à réduire la consommation comme les émissions de CO2. Pour y parvenir, plusieurs pièces sont coulées sous pression, le vilebrequin est en acier et la courroie de distribution baigne dans l’huile moteur.

Sur le papier, cette construction innovante n’a que des atouts et le feeling de conduite comme les relevés de consommation en attestent. Seulement, au bout de quelques années, les conducteurs de voitures équipées de moteurs PureTech ont pu connaître des problèmes mécaniques allant jusqu’à la casse moteur. La raison ? La courroie de distribution s’altère dans l’huile. Les particules viennent colmater la crépine de filtration d’huile moteur, ce qui entraîne un souci de lubrification du haut moteur ou de la pompe à vide d’assistance au freinage.

Un entretien régulier : c’est indispensable

C’est souvent à partir des 60 000 kilomètres que les problèmes peuvent apparaître mais cela n’est pas systématique. Certains exemplaires ne connaissent absolument aucun souci tandis que des moteurs PureTech peuvent être touchés très durement. Une règle : surveiller très régulièrement le niveau d’huile moteur, faire l’appoint dès que nécessaire et faire entretenir le véhicule chez Peugeot pour profiter d’une garantie pouvant aller jusqu’à 10 ans ou 180 000 kilomètres.

Trois générations de moteurs PureTech : le moteur EB2 (et sa cylindrée de 1 199 cm3) existe en trois générations. La Génération 1, commercialisée de 2014 à 2018, est celle qui concentre le plus de soucis. La Génération 2 (2018 à 2023) profite de quelques améliorations mais demeure assez sensible aussi. Quant à la Génération 3 (depuis 2023), elle reçoit des améliorations significatives, comme l’adoption d’une chaîne de distribution, ce qui améliore la fiabilité.

Nos relevés de consommation

Avec plus de 2 000 kilomètres parcourus en quatre mois, nous avons pu constater la consommation réelle du Peugeot 2008. Cet exemplaire de 2018 connaît un souci de surconsommation d’huile bien connu et était en attente d’une révision complète. Néanmoins, nous avons réussi à tenir une consommation de 5,8 litres aux 100 kilomètres en cycle mixte. En ville, l’appétit grimpe autour des 7,0 litres. Ces valeurs sont bien sûr propres à notre exemplaire et sont au-dessus des valeurs d’origine.

Sur route, la consommation tourne généralement autour des 5 à 6 litres aux 100 kilomètres tandis qu’elle grimpe sur autoroute autour des 8 litres, en raison de la boîte à 5 rapports. Nous n’avons pas connu de pannes hormis des voyants intermittents, comme cela survient assez régulièrement sur les véhicules kilométrés. Pour en venir au point sensible, la consommation d’huile est importante. À chaque plein d’essence complet, un bon demi-litre d’huile moteur est à prévoir. Bien sûr, cela est propre à chaque voiture et tous les moteurs PureTech n’ont pas une telle soif !

Ce que l’on retient de cet essai

Je dois le reconnaître, j’ai vraiment bien aimé ce Peugeot 2008. Sur le papier, il n’a rien de vraiment spécial. En finition intermédiaire, il arbore un gris métallisé assez neutre. Pourtant, ce petit SUV s’avère très pratique, facile à conduire et confortable. En ville, sa bonne agilité est idéale tandis qu’il est aisé de le garer, même dans les centres urbains étroits. Nous avons bien sûr relevé régulièrement le niveau d’huile pour éviter toute casse mais il est bien difficile de percevoir l’état réel de la courroie de distribution. On l’aperçoit furtivement en ôtant le bouchon de remplissage d’huile, mais rien de plus.

Notre exemplaire de fin d’année 2018 avait donc 145 000 kilomètres au compteur et un entretien suivi d’une manière générale, bien qu’une révision complète était en attente. Sans être parfait, c’est une voiture que nous avons apprécié. La consommation de carburant est maîtrisée et il y a un vrai plaisir de conduite. La seule ombre au tableau, c’est ce moteur qui s’apparente à une épée de Damoclès. Mais est-ce vraiment un mauvais achat ?

Que vérifier avant d’acheter un Peugeot 2008 PureTech 110 ?

Sur le marché de l’occasion, on peut trouver des Peugeot 2008, à moteur essence, à tout petit prix. Fondamentalement, ce n’est pas un mauvais achat mais il convient de faire des vérifications avant tout achat. Contrairement à d’autres modèles concurrents, ce n’est pas tant l’état général qui doit primer mais bien sa mécanique. Avant tout achat, voici les points les plus sensibles, à vérifier impérativement :

  • La vidange : elle doit être faite tous les 10 000 kilomètres ou au moins une fois par an. Puisque la courroie de distribution baigne dans l’huile, c’est indispensable pour la bonne santé du moteur. Cette vidange doit être faite au sein du réseau Peugeot afin de bénéficier de la garantie étendue jusqu’à 10 ans ;
  • La courroie de distribution : elle doit avoir été remplacée conformément aux recommandations de la marque, à savoir tous les 6 ans ou 100 000 kilomètres, au premier des deux termes. Un remplacement anticipé est même recommandé. Notons que la courroie doit être de la dernière génération, pour éviter son usure prématurée ;
  • La consommation d’huile : bien qu’une consommation d’huile excessive soit difficile à mesurer, c’est un signe qui doit vous alerter. C’est souvent le premier symptôme d’un problème de segmentation ;
  • Manque de puissance : un moteur PureTech de première génération qui perd en puissance peut trahir un encrassement, lié à l’accumulation de calamine sur les soupapes d’admission. Cela entraine une diminution de la puissance et des ratés. Là encore, ce n’est pas vraiment bon pour la suite ;
  • Vérifiez le circuit de freinage : sur les premières générations de moteurs PureTech, la dégradation de la courroie peut obstruer la crépine d’huile et affecter le fonctionnement de la pompe à vide. Cela se matérialise par une pédale de frein plus dure qu’à la normale ;
  • Le carnet d’entretien : il doit impérativement être présent et être complété. Les factures de vidange sont bien là. Si le moteur a été remplacé, ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose, tant que tout a été documenté. Inquiétez-vous dans le cas de factures manquantes et vérifiez que les rappels constructeurs ont tous été honorés.

Faut-il acheter un Peugeot 2008 PureTech d’occasion en 2026 ?

Oui… mais pas n’importe lequel. Après quatre mois passés au volant de notre Peugeot 2008 PureTech 110, une évidence s’impose : ce SUV urbain conserve de nombreuses qualités. Agréable à conduire, confortable, pratique au quotidien et relativement sobre, il demeure parfaitement dans le coup, malgré son âge et son kilométrage.

Le problème, vous le connaissez déjà : le moteur PureTech de première génération. Les risques liés à la courroie de distribution et à la consommation d’huile ne doivent pas être pris à la légère. Acheter un exemplaire mal entretenu peut rapidement virer au cauchemar.

Pour autant, faut-il systématiquement fuir ces modèles ? Probablement pas. La mauvaise réputation du PureTech a fortement pesé sur les prix du marché de l’occasion. Aujourd’hui, il est possible de trouver des Peugeot 2008 bien équipés pour plusieurs milliers d’euros de moins que certains concurrents équivalents, à l’image du Renault Captur TCe 90, du Suzuki Vitara BoosterJet… Ou même du Peugeot 2008 BlueHDi.

C’est simple : on trouve des modèles de moins de dix ans, vendus à partir de 2 000 €. Pour un acheteur averti et rigoureux, il peut encore constituer une alternative intéressante en 2026 grâce à son excellent rapport prix/prestations. Achetez l’historique avant d’acheter la voiture.

Foire aux questions

Comment vérifier l’état de la courroie de distribution sur un moteur PureTech ?

Une première inspection visuelle est possible par l’orifice de remplissage d’huile moteur. Une courroie qui présente des craquelures, un effritement des bords ou un aspect fibreux doit immédiatement alerter. Un contrôle complet nécessite toutefois un démontage partiel réalisé par un professionnel.

À partir de quel kilométrage les problèmes apparaissent-ils généralement ?

Les premiers symptômes peuvent apparaître dès 60 000 kilomètres sur certains exemplaires. D’autres dépassent largement les 150 000 kilomètres sans incident majeur. La fréquence des vidanges et le respect des préconisations constructeur jouent un rôle déterminant.

Le moteur PureTech 110 souffre-t-il d’un encrassement des soupapes ?

Oui. Comme de nombreux moteurs à injection directe, le 1.2 PureTech peut accumuler des dépôts de calamine sur les soupapes d’admission. Cela peut entraîner des ratés d’allumage, une perte de puissance ou un ralenti irrégulier.

Les moteurs PureTech remplacés sont-ils plus fiables ?

Lorsqu’un moteur a été remplacé dans le réseau Peugeot, il peut bénéficier de composants plus récents intégrant les évolutions techniques apportées par le constructeur. Il convient toutefois de vérifier précisément la date de remplacement, le kilométrage et les références des pièces montées.

Comment savoir si un Peugeot 2008 PureTech est concerné par une campagne de rappel ?

Le moyen le plus simple consiste à contacter une concession Peugeot en communiquant le numéro VIN du véhicule. Le réseau peut alors vérifier si toutes les opérations de rappel et mises à jour techniques ont été effectuées.

Faut-il privilégier le PureTech 110 ou le PureTech 130 ?

Le PureTech 130 offre davantage de performances et une boîte manuelle à six rapports plus agréable sur autoroute. En matière de fiabilité, les deux motorisations reposent sur une architecture très proche. L’état d’entretien du véhicule reste donc bien plus important que la puissance choisie.

Transparence & conditions de l’essai

  • Ce Peugeot 2008 nous a été prêté pendant quatre mois ;
  • Nous avons parcouru plus de 2 000 kilomètres, sur différents types de route ;
  • Nous réalisons nous-même nos mesures de consommation ;
  • Données techniques d’origine Peugeot ;
  • Nous n’avons pas été rémunérés pour cet essai.
Source
Fiches-auto.frPeugeot.fr

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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