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Ces voitures qui ne s’ouvrent pas comme les autres

Si vous regardez les voitures autour de vous, il est fortement probable qu’elles aient une caractéristique commune : deux ou quatre portes qui s’ouvrent vers l’avant. Pourtant, cela n’a pas toujours été le cas. Beaucoup de constructeurs automobiles ont mené des expérimentations pour se démarquer et pour offrir de nouvelles formes d’accès à bord. On vous propose de découvrir les différents systèmes qui ont existé depuis le début du siècle dernier. Vous le verrez, les ingénieurs ne manquent jamais d’idées lorsqu’il s’agit de développer un système innovant.

Les portes qui disparaissent

Pour commencer, parlons des voitures dont les portes disparaissent. Ce type de conception est assez pratique sur le papier, elle facilite l’accès à bord. L’exemple le plus parlant, c’est bien sûr celui de la BMW Z1. Ce joli roadster né à la fin des années ’80 disposait d’une carrosserie en plastique. Mais surtout, les portières avaient la particularité de coulisser dans les bas de caisse lors de l’ouverture. Cela permettait de rouler sans portes. C’est une solution aussi spectaculaire que rare.

Mais bien avant la BMW Z1, il y avait la Kaiser-Darrin 161. Ce roadster est le fruit d’un industriel américain qui imaginera une découvrable dotée d’une carrosserie en fibre de verre. La particularité du modèle ne réside pas seulement dans ses galbes et ses ailes voluptueuses. Les portières étaient montées sur rail, ce qui permettait de les faire disparaître dans les ailes avant. L’objectif était, là aussi, de permettre de rouler avec les portières ouvertes.

Pour aller encore plus loin, on peut aussi mentionner cette Lincoln Mark VIII transformée. Là, c’est encore plus spectaculaire puisqu’une unique portière donne accès aux deux rangées de sièges. Cet exemplaire unique a été élaboré depuis un exemplaire de série afin d’étudier la pertinence d’un tel système. Aucune suite n’a été donnée en série.

Un système ingénieux mais imparfait : même si l’idée de portières qui s’effacent dans les ailes ou les bas de caisse est intéressante sur le papier, elle est difficilement industrialisable sur de grandes séries. À cela, s’ajoute des contraintes en matière de sécurité et le risque de défaillance. Aujourd’hui, ce type de porte semble définitivement appartenir au passé, même si quelques concept-cars originaux réitéreront peut-être l’expérience.

Les portes qui coulissent

Passons maintenant sur les portes coulissantes. Là, nous sommes sur un dispositif bien connu, qui a connu ses heures de gloire lors de l’essor des ludospaces, à la fin des années ’90. Depuis, cela s’est massivement répandu, tant sur le segment entier des ludospaces, que sur les utilitaires. Le Renault Kangoo de première génération a d’ailleurs été le premier à proposer cela. Peu après, les Citroën Berlingo et Peugeot Partner ont également intégré une ou deux portières arrière coulissantes.

Sur le papier, cela présente des avantages. L’accès aux places arrière est facile, il n’y a pas le risque d’esquinter des carrosseries sur les parkings et c’est amusant pour les enfants. Quelques années plus tard, Peugeot a développé la 1007 en 2004, sous la forme d’un minispace doté d’une particularité assez unique sur le marché : une unique porte coulissante de chaque côté de la voiture. La Peugeot 1007 misait sur le côté pratique mais elle n’a pas séduit autant que prévu et n’a pas eu de successeuse.

D’ailleurs, notons que la Peugeot 1007 a été précédée de quelques mois par la Toyota Porte. Là aussi, nous sommes sur un minispace réservé au marché japonais mais avec une particularité : la portière conducteur (côté droit) s’ouvre de manière traditionnelle tandis que celle du côté gauche coulisse de la même manière que la française, pour faciliter l’accès à bord. C’est plutôt ingénieux également !

On peut aussi citer la Hobbycar Passport, malheureusement restée à l’état de prototype, qui était un petit monospace de luxe (et plutôt dynamique), parée de quatre portes coulissantes. Celles de l’avant s’ouvraient vers l’avant tandis que pour les passagers arrière, elles coulissaient classiquement vers l’arrière. Mais ne pensez surtout pas que les portes coulissantes sont réservées aux véhicules familiaux : cela a aussi été expérimenté sur une voiture de sport méconnue : la Rezvani Beast Alpha !

Les portes continueront de coulisser : sur certains segments (utilitaires, ludospace), les portes arrière coulissantes semblent bien actées. Elles répondent à des besoins réels et sont donc voués à rester. Seront-elles remplacées un jour ? C’est difficile à prédire. Même si cela venait à être le cas, je pense que cela n’interviendra pas avant bien longtemps. Les derniers utilitaires mis sur le marché disposent toujours de ces fameuses portes coulissantes bien pratiques !

Les portes antagonistes

Passons maintenant sur des portes bien connues, surnommées « suicide ». Cette pratique consiste à inverser le côté des charnières. Ainsi, les charnières sont du côté de l’arrière de la voiture, ce qui facilite l’accès à bord. Certaines voitures bien connues en disposent, avec des exemples très célèbres, comme les Citroën Traction ou 2 CV. Mais plus généralement, beaucoup de voitures du début du XXe siècle étaient équipées de portières à ouverture antagoniste. Aujourd’hui, c’est plus rare. Les quelques fabricants qui proposent des portières à ouverture antagoniste le font pour des raisons spécifiques.

Non, les portes antagonistes n’appartiennent pas qu’au passé ! Du côté des modèles plus contemporains, on trouve la Mazda RX-8, bien connue pour son moteur rotatif mais aussi pour ses deux petites portières arrière qui s’ouvrent dans le sens inverse. L’intérêt est autant pratique qu’esthétique. Cela optimise l’espace et l’accessibilité sans augmenter la longueur du véhicule. Dans ce cas, le renfort est intégré dans les petites portières arrière. Cette même architecture a été intégrée au Mazda MX-30, commercialisé depuis 2020.

Parfois, les portières à ouverture antagoniste sont aussi le symbole d’élégance, de raffinement. Ainsi, la Rolls-Royce Phantom de 2003 intégrait des portes arrière à ouverture inversée. Cela a été reconduit sur la Ghost et même sur le SUV Cullinan de 2018. Fait sympa : les coupés et cabriolets de la marque disposent exclusivement de portes à l’avant, qui sont à ouverture antagoniste. Là encore, c’est un clin d’œil historique qui plaît beaucoup aux amateurs de la marque. Cela facilite l’accès à bord même si cela demande un petit temps d’adaptation.

Que les raisons soient pratiques ou esthétiques, ces portières à ouverture antagoniste ont le mérite d’être originales. Elles imposent des contraintes en matière de rigidité, avec notamment un renfort central à intégrer dans la portière lorsque ce sont les portes arrière qui sont inversées. Aujourd’hui, les normes de sécurité restreignent ce type d’ouverture. Dans le cas du Ferrari Purosangue, la combinaison des passages de roues arrière, de l’empattement et de l’accès aux places arrière a nécessité l’adoption de portes antagonistes.

Des portes pratiques mais techniques : dans la majorité des cas, les portes à ouverture antagonistes ont été sélectionnées pour une raison pratique. S’il y a une dimension esthétique, c’est souvent pour faire un clin d’œil au passé.

Les portes qui s’ouvrent par le haut

Si je vous parle de portes papillon, vous allez penser immédiatement à la Mercedes-Benz 300 SL dite Gullwing de 1954 (ailes de mouette, en anglais). Pourtant, deux ans plus tôt, la 300 SL de type W194 expérimentait déjà ce type d’ouverture par le haut. L’intérêt est avant tout pratique, en facilitant l’accès à bord. Lorsque l’on regarde les galbes de la carrosserie, une ouverture traditionnelle aurait été difficilement conciliable même si cela a pourtant été le cas des versions découvrables.

Ce même système a été reconduit sur la Mercedes-Benz SLS AMG de 2009. Là, le clin d’œil au modèle du passé a motivé ce choix technique. D’ailleurs, il est intéressant de noter que les portes papillon sont plus répandues qu’on ne le pense. Elles concernent principalement des voitures de course ou des sportives. L’angle d’ouverture important permet de faciliter l’installation à bord tout en offrant quand même une certaine élégance.

On trouve aussi des portes papillon sur le Tesla Model X avec les fameuses Falcon Wing doors. Le grand SUV américain s’est offert ce système uniquement pour les portes arrière. Cela a le mérite d’être original. Non seulement cela facilite l’accès aux deuxième et troisième rang, mais cela participe au côté futuriste du modèle. Aussi, une animation peut être lancée sur la chanson « Wizards In Winter » du groupe Trans-Siberian Orchestra. La voiture « danse » avec des jeux de lumière et fait bouger les portes arrière pour reproduire le vol d’un oiseau.

Impossible de ne pas citer aussi la star de Retour vers le Futur. La célèbre DeLorean DMC-12 dispose elle-aussi de portes papillon. Je trouve que cela donne encore plus de caractère à ce coupé américain, en plus d’apporter un côté futuriste qui passe bien dans les films. Bien d’autres modèles utilisent ce même type de cinématique, notamment la craquante Autozam AZ-1. Dans la majorité des cas, les portes papillon répondent à des contraintes bien réelles.

Pour terminer sur les ouvertures vers le haut, il faut que l’on évoque les portes en élytre. Cette fois, les portières sont maintenues par un axe supérieur. Elles s’éloignent de la carrosserie avant de s’élever. Cela donne un côté très sportif. Il semblerait que l’origine de ces portes remonte à 1968, lorsque Bertone a esquissé le concept-car Alfa Romeo Carabo. Par la suite, de nombreuses Lamborghini l’ont adopté dès 1974, avec la Countach.

Toute la voiture s’ouvre

Parfois, les constructeurs automobiles s’interrogent même sur la pertinence d’apporter des portières sur leurs véhicules. Un exemple bien connu est le tricycle Messerschmitt KR200 dont la cellule supérieure entière bascule sur le côté droit pour faciliter l’accès à bord. La grande verrière basculante en plexiglas était inspirée de l’aviation. Elle se révéla assez intéressante en matière d’accessibilité tout en garantissant un poids assez léger pour l’ensemble.

Née en 1953, l’Isetta surprend par une conception tout aussi audacieuse. Cette fois, c’est l’intégralité de la face avant qui est mobile et qui constitue l’unique porte d’accès. Il était préférable de ne pas se garer trop près d’un mur sous peine d’avoir du mal à en sortir. De nos jours, cette conception a été reprise sur la Microlino 2.0. Le clin d’œil historique est savoureux puisque l’on retrouve cette unique porte avant.

Toutefois, ce type de conception n’a pas que des avantages. Le toit ouvrant fut rendu obligatoire sur l’Isetta, afin de pouvoir s’extraire en cas de besoin. De même, la colonne de direction et le tableau sont directement liés, ce qui ajoute des contraintes techniques supplémentaires. En 1968, la Dodge Charger III voyait le jour. C’était un concept-car qui repensait l’accès à bord de la voiture. Les portières fusionnaient avec la partie supérieure, ce qui donnait un immense « couvercle » qui s’ouvrait depuis l’arrière. La Bond Bug, commercialisée dès 1970, reprenait ce même type de composition, mais en inversé, avec un basculement vers l’avant.

Pour aller encore plus loin, on peut évoquer la Saab Aero-X. Ce concept-car de 2006 innovait avec une immense verrière, d’un seul tenant, inspirée aussi par l’aéronautique. Si la vision intérieure était assez exceptionnelle, ce système n’avait pas vocation à être commercialisé de série. Saab avait pourtant poussé son étude assez loin, avec un traitement hydrophobe du verre, permettant de se passer d’un essuie-glace.

Une page du passé ? Une telle structure me semble difficilement conciliable sur une voiture de série. Les normes de sécurité restreignent assez fortement l’innovation en ce qui concerne la structure. Si vous creusez l’histoire de plusieurs grandes marques automobiles, il est assez probable que vous croisiez ce type de toit.

Des voitures sans portes

Puisque l’on parle des voitures aux portes atypiques, impossible de ne pas consacrer un paragraphe aux modèles qui n’en possèdent pas. On connaît pas mal de modèles qui disposent de petites amovibles, à l’image des Citroën Mehari. Plusieurs marques ont toutefois fait le choix de n’intégrer aucune portière sur leurs voitures.

La Smart Crossblade était livrée de série sans portières mais avec de simples barres en métal, qui s’ouvrent « classiquement ». Pour le coup, l’intérêt est purement sécuritaire mais il a le mérite de donner un style assez unique à ce petit modèle. D’ailleurs, contrairement aux idées reçues, la Crossblade a bien été commercialisée en tant que telle ! Aujourd’hui, une telle initiative aurait bien du mal à voir le jour…

Dans un registre assez similaire, on peut aussi parler de la Fiat Topolino Dolcevita ou de la Citroën Ami Buggy. L’italienne avait la particularité d’avoir de simples sangles en guise de portières. Là, l’intérêt est surtout esthétique et il faut bien reconnaître que cela va superbement bien à la petite italienne !

Il est assez fréquent de trouver des photos ou vidéos de Ford Bronco ou de Jeep Wrangler sans portes. S’agit-il de versions allégées ? En fait, les portes peuvent être démontées assez facilement sur ces véhicules mais elles sont toujours livrées. Dans certains pays, il n’est pas légal de rouler sans. En France, les deux véhicules sont disponibles… Mais vous aurez d’office les portières fournies, que vous pourrez démonter si l’envie vous prend.

Des voitures asymétriques mais assumées

Toutes les voitures ne sont pas parfaitement symétriques. On consacrera un jour une rubrique sur les châssis Renault de la fin des années ’60. En attendant, revenons sur notre thématique des portes. Il arrive parfois que des voitures n’aient pas le même nombre de portes d’un côté que de l’autre. On pourrait citer l’exemple de certains ludospaces mais ce serait presque trop facile.

Dans le milieu des années ’70, l’AMC Pacer naissait avec une particularité : sa portière passagère était plus longue de dix centimètres de plus que celle du conducteur. Derrière cette démarche, il y a la volonté de faciliter l’accès aux places arrière. Cela donne une porte relativement longue pour le passager !

Plus récemment, il y a eu la Hyundai Veloster. Pas envie de choisir entre une 3-portes et une 5-portes ? Vous avez les deux silhouettes en une voiture. Côté conducteur, le conducteur dispose de sa propre portière. De l’autre, on trouve deux portes. Cela facilite l’accès aux places arrière, d’une manière assez originale. Si l’originalité est au rendez-vous, cette architecture n’a pas été reconduite puisqu’après son retrait en 2016, la Veloster n’a pas été remplacée. À l’inverse, d’autres constructeurs ont proposé cela : MINI avec la Clubman et plus récemment, Fiat avec la 500 3+1.

Retour à la symétrie : aujourd’hui, les voitures semblent avoir retrouvé de la symétrie concernant les portières ! Les silhouettes sont redevenues plus traditionnelles. On n’y pense pas forcément, mais cette asymétrie entraine une contrainte supplémentaire : des coûts de production plus élevés puisque deux silhouettes doivent être réalisées : une pour la conduite à gauche, une pour la conduite à droite.

Toujours plus de portes !

Même si les exemples ne manquent pas, il était assez fréquent que des constructeurs automobiles fassent le choix de proposer des versions rallongées de certaines de leurs voitures. Chez Mercedes-Benz, c’est même une longue tradition. Parmi les plus célèbres représentantes, il y a naturellement l’élégante 600 Pullman, de type W100, aussi proposée en version 6 portes. Plusieurs autres berlines allemandes ont aussi bénéficié de cet allongement.

Ce type de transformation était généralement très coûteux. Cela n’était d’ailleurs pas toujours proposé aux clients, cela faisait l’objet de commandes spéciales. Aujourd’hui, ces versions limousines sont plus ou moins convoitées. Si l’on reprend l’exemple de la 600 Pullman, les cotes sont aujourd’hui stratosphériques.

Un Fiat Multipla limousine, cela a de quoi surprendre ! Pourtant, deux exemplaires ont bien vu le jour. Doté de huit places, ils ont été réalisés par Sbarro à l’occasion des Jeux Olympiques de 2004. Ces deux exemplaires ont ensuite été revendus et n’eurent aucune suite en série. Dans les faits, les véhicules dotés de plus de trois rangées de portes sont très rares. Ils répondent à des besoins très spécifiques mais apportent aussi des contraintes diverses et variées.

Mais parfois, cela va encore beaucoup plus loin ! Au début des années ’60, le célèbre taxi américain Checker est décliné en version allongée, avec des carrosseries à 6 ou 8 portes, en berline ou en break. Ces modèles Checker Aerobus étaient principalement utilisés en tant que navette d’aéroport. La commercialisation a duré jusqu’en 1977, date à laquelle le modèle a été abandonné, sans descendance.

La fin d’une ère ? Aujourd’hui, les véhicules dotés de nombreuses portes sont des modèles de niche, généralement produits en peu d’exemplaires, pour répondre à des besoins très particuliers. Ce Fiat Multipla n’avait aucunement vocation à être produit en grande série. Quant aux Mercedes à six portes, elles aussi se destinent à des marchés bien particuliers. Je ne pense donc pas que l’offre sera développée pour le grand public. Pour accroître la modularité, les constructeurs favorisent l’adaptation du mobilier plutôt que l’augmentation du nombre de portes.

Les mécanismes les plus sophistiqués

Parfois, l’ouverture de portes devient même un élément distinctif. À ce sujet, la marque Koenigsegg est un bon exemple. Si l’on s’intéresse à la Koenigsegg CC, qui était la première voiture de série de la marque suédoise, elle adoptait déjà une cinématique de porte assez originale. La porte s’éloigne avant de basculer en avant. Cela a le mérite d’être original tout en devenant un véritable gimmick qui perdure encore aujourd’hui sur certains modèles.

On peut aussi prendre l’exemple de la Koenigsegg Gemera, qui va encore plus loin. La cinématique de portes est similaire à celle d’une Koenigsegg Agera mais la porte est plus grande, en donnant aussi accès aux places arrière. Une telle conception impose des contraintes assez énormes mais le rendu a le mérite d’être spectaculaire.

Parmi les exemples connus, on trouve aussi la Renault Avantime. Conçu par Matra, le coupéspace dispose de très larges portières à cinématique excentrée. Cela permet de réduire l’encombrement lors de l’ouverture. C’est assez inédit de conception tout en représentant un véritable défi technique. Mais là, ce n’est pas un choix esthétique mais bien technique qui a guidé les équipes vers ce choix.

Beaucoup d’autres voitures ont expérimenté des portes dont l’ouverture est différente de ce que l’on connaît déjà. Souvent, ce sont des concept-cars destinés à en mettre plein la vue. On peut aussi citer les concept-cars d’Italdesign qui ont souvent cherché à proposer des portes alternatives.

Un bon exemple est justement l’Italdesign Aztec, commercialisée en très petite série entre 1988 et 1992 qui avait la particularité d’avoir des portes « classiques » en partie basse et deux verrières qui s’ouvrent vers le centre de la voiture.

Effet (et coût) wahou : ces cinématiques particulières représentent de véritables défis d’ingénieurs, qui peuvent engendrer des coûts supplémentaires de développement, que l’on retrouverait sur les versions finales de série. C’est pour cette raison que les constructeurs automobiles ont tendance à revenir sur des ouvertures plus traditionnelles sur les modèles de grande série.

L’ouverture devient une signature

Au total, plusieurs dizaines de systèmes d’ouverture différents ont été imaginés depuis plus d’un siècle. Si la majorité n’ont jamais dépassé le stade du prototype ou de la production confidentielle, certains sont devenus de véritables signatures stylistiques.

Si les performances, le style ou la technologie sont souvent les premiers critères qui distinguent une automobile, certains constructeurs ont choisi une voie bien plus originale : réinventer… la porte. Qu’il s’agisse d’améliorer l’accessibilité, de répondre à des contraintes techniques ou simplement de marquer les esprits, ces solutions témoignent d’une créativité bien réelle des ingénieurs et designers !

Au-delà de leur simple fonction, ces portes atypiques sont devenues la signature de modèles parfois entrés dans la légende. Elles prouvent qu’en automobile, il suffit parfois d’une manière différente d’ouvrir une portière pour entrer dans l’histoire. Connaissez-vous d’autres exemples marquants ? N’hésitez pas à nous en faire part en commentaires.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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