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Audi A3 IV : Innovante à ne pas la reconnaître…

Suite à l’annulation du Salon de l’Auto de Genève, en Suisse, beaucoup de constructeurs font des révélations virtuelles de leurs nouveautés. C’est le cas d’Audi, qui a dévoilé sa nouvelle compacte il y a de cela quelques jours. Elle garde l’appellation A3, et même la mention Sportback ne disparaît pas, alors qu’il n’y aura probablement plus de déclinaison en 3 portes. À part cela, et comme à chaque nouveauté présentée par le groupe VAG, absolument tout change sur cette nouvelle A3. Si vous ne me croyez pas, voyez plutôt…

Un véritable bouleversement des codes stylistiques

La nouvelle Audi A3, on ne la reconnaît absolument pas. Elle inaugure un tout nouveau code stylistique que même le SUV e-Tron et la citadine A1 ne reprennent même pas. C’est dire ! Pour sa quatrième génération, un tout nouveau coup de crayon s’imposait, afin d’en refaire un best-seller. L’ensemble de l’esthétique se met à contrario de la mode, avec l’expression d’une sportivité décapante. La face avant en est le plus bel exemple. Nous trouvons sur la dernière A3 Sportback une calandre inédite de par sa largeur un poil supérieure à son aïeule. Ajoutons à cela les feux avant reprenant une forme de fusil à canon scié en oblique… Cela rend le cocktail détonnant ! Pour couronner le tout, des entrées d’air (qui sont, en exclusivité, sans doute fausses) ont aussi le mérite d’élargir la façade. Cela agrémente l’idée globale de la berline d’Ingolstadt. Nous remarquerons deux petits détails horizontaux, comme la lame inférieure en couleur aluminium (ou en plastique gris clair, question de point de vue) ainsi que le léger espace entre le bouclier avant et le capot. L’A3 reprend ce fameux écart (et c’est bien la seule chose… enfin…) des anciennes Quattro de la bonne époque.

La ligne du profil, elle, est globalement moins franche sur la radicalisation. Cela se remarque particulièrement à la face avant, qui bombe un peu au lieu de s’arrêter net à la verticale. Les traits sont tellement tirés qu’il est probable de penser que cette Audi A3 Sportback serait en fait un break. Un élément qui appuie cette impression est la présence optionnelle de barres de toit en aluminium. Nous pensons qu’elles n’ont pas spécialement leur place sur une berline voulue sportive. Là de même, véritable rupture avec la précédente génération. Ces rails argentés, connus sur cette gamme, changent ! L’inclinaison et la longueur est quelque peu modifiée sur la nouvelle génération. Ça n’y parait pas hein…

La disparition des sorties d’échappement : il fallait y penser !

La face arrière de notre Audi A3 ne s’inspire absolument pas de son gros frère, le Q3. Cela se remarque surtout aux feux arrière, qui ne sont pas reliés par un bandeau LED ! La sportivité du modèle nécessitait bien évidemment des évacuations de flux d’air, mais Audi a cru bon de les falsifier. Il en va de même pour le diffuseur arrière, qui fait plus office de décoration qu’autre chose. Les sorties d’échappement ne sont absolument pas visibles. Pire ! Elles ne sont même pas imaginées dans le diffuseur, comme les dernières Volkswagen Golf VIII ou la très récente Seat Leon le font.

Parce que oui, s’il n’y a pas de canule d’échappement visible, c’est sûrement parce que les motorisations qui sont proposées au lancement (les commandes sont lancées dès maintenant) ne sont pas alléchantes. Nous aurons l’honneur de pouvoir rouler en Audi A3 Sportback de quatrième génération avec un moulin qui sortira 150 chevaux au mieux de sa forme. On n’en dirait pas, mais c’est encore une innovation de la marque à l’anneau de sortir une voiture au look dynamique avec des moteurs asthmatiques.

Pas besoin de 200 chevaux quand t’as des c*uilles… Ou pas…

Cette citation provenant de différents auteurs de diverses cités prend tout son sens quand on parle de petites bombinettes, parfois anciennes, parfois récentes. Or, cette berline de 4,34 mètres de long, 1,82 mètre de large et 1,43 mètre de haut se rapprochera plus vite de la tonne 400, et le 1.5 TSi ou le 2.0 TDi en 150 poneys seront le minimum. Audi fait aussi le pari de proposer le même 2 litres 4 cylindres diesel dans une puissance réduite de 116 chevaux. La boite manuelle à 6 rapports sera fournie en série, mais une S Tronic à 7 rapports sera disponible en option. Pas de transmission intégrale de prévue tant que maintenant. Cependant, des moteurs repris d’autres nouveautés VAG inédits devraient faire leur apparition sous le capot de l’A3, comme un 1.5 eTSi à hybridation légère ou une version plug-in hybride pouvant développer 204 ou 245 chevaux.

Pour ce qui est des A3 et RS3, elles devraient être de la partie, même si les réglementations WLTP et les nouvelles réformes sont dures pour nos chères sportives. Et, étant donné que cette A3 ne fait rien comme les autres, laissera-t-elle les Golf GTi et R, Mercedes A45 AMG et autres compactes sportives (premium, ou non) sans concurrence ? Le châssis de la version « classique » est déjà affuté, grâce notamment à un amortissement piloté permettant de réduire la garde au sol de 15 millimètres et de faire encore plus corps-à-corps avec la route. Et pourtant, cette plateforme pourrait encore en encaisser bien plus.

Un intérieur (vraiment) à contre-courant

Alors que les écrans se multiplient dans nos « cockpits » actuels, et que l’intégration de ceux-ci laissent très souvent à désirer, dégradant fortement la qualité perçue, Audi innove encore (mais vraiment, cette fois-ci) et garde un style consensuel pour la planche de bord de sa nouvelle A3. Les dalles du combiné et centrale, mesurant respectivement 12,3″ et 10,1″, ne sont pas collées. On ne sera pas dépaysé derrière son volant. Cependant, l’écran central se trouve être un peu grand pour l’espace à bord. On est en effet moins fan du bord oblique du côté passager, sans oublier le plastique gloss sur la droite. Mention spéciale aux aérateurs, que le designer a sûrement oublié et que les ingénieurs ont placé un peu au hasard. Vachement bizarre.

Grâce à la technologie, il sera possible de déverrouiller et de démarrer votre Audi A3 depuis votre smartphone Android. Une fois installés et bien calés dans vos sièges à la matelassure issue du recyclage de bouteilles en plastique (ça fait très hype en 2020, si si), vous profiterez entre autres d’aides à la conduite modernes que nous ne présenterons plus. Par contre, de nuit, les phares à LEDs Matrix vous seront d’une aide précieuse. Ils seront d’office dans l’équipement de la version Edition One, qui sera la série spéciale du lancement de l’Audi A3. Au prix démarrant à 28 900 € en Allemagne, les livraisons débuteraient aux alentours du mois de mai 2020 déjà.

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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 HDI 92.

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