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Toyota-Lexus, vers un avenir encore bien plus concurrentiel ?

Si Toyota est connue pour être en avance sur son temps, les prochaines années risquent de ne plus rimer de la même manière. Les japonais, pourtant pionniers dans l’hybridation raisonnable et raisonnée, ont complètement loupé le coche sur un enjeu crucial. En 2021, toute marque automobile généraliste possède au moins une alternative 100% électrique, sauf Toyota et Lexus. Du coup, pourquoi ne pas annoncer une trentaine de nouveaux modèles non-thermique pour 2030 ? Hé bien, à la porte de 2022, c’est chose faite. Meilleurs vœux, Toyota, et que cela vous réussisse, parce que vous êtes vachement en retard, cette fois !

L’hybridation, une histoire prenant racine en 1997 !

Non, la première voiture hybride (mélangeant donc deux carburants) n’est pas née avec le logo Toyota sur le capot. C’est pourtant cette marque qui a décidé de développer cette solution en masse dès la fin du siècle dernier. L’hybride Toyota a donc aujourd’hui 24 ans. Elle est toujours la solution mélangeant essence et électricité la plus aboutie à l’heure actuelle. Pas de câble de recharge, des véhicules consommant réellement peu de carburant, et une simplicité d’utilisation à toute épreuve. Et comme ils étaient (largement) en avance sur leurs concurrents, ils ont pu continuer à développer et à fiabiliser leur produit. Aujourd’hui, 7 voitures sur 10 du groupe Toyota-Lexus vendues en Europe sont hybrides. Et cela va de la Yaris au Highlander, et de la CT au LX.

Akio Toyota, troisième en partant de la gauche, est l’actuel PDG de Toyota et petit-fils de Kiichiro Toyoda, fondateur de la marque.

Le fait que ces ventes soient si représentatives est plutôt évident. L’expérience du groupe mêlée à la réputation de fiabilité (en moteur essence, on repassera pour les diesel…) a amené beaucoup de ventes. Le procédé reste simple : c’est un mélange entre un moteur thermique d’une cylindrée trop élevée (1.5 litre sur la Yaris, 1.8 sur la Prius, 2.5 sur le RAV-4), une chaîne électrique peu encombrante et bien gérée, et une boite CVT ennuyeuse, mais souple et peu énergivore. On obtient des voitures simples à utiliser, fiables (loin du downsizing) et souples (encore merci la CVT et les gros cubes). Alors, quand on ajoute un design un peu futuriste, on obtient des produits phares, attirant un type de clientèle ciblé et ne jurant que par cette marque. Cela marche avec Volkswagen, Mercedes, et même Ferrari !

En avance sur l’hybridation, en retard sur l’électrification…

Alors qu’ils ont attendu pas moins de 15 années avant d’avoir une véritable concurrence dans le domaine de l’hybridation, Toyota-Lexus s’est clairement reposée sur ses lauriers lorsque la question de l’électrification totale s’est présentée. Peut-on leur trouver une excuse ? Disons que les constructeurs japonais ne sont pas vraiment poussés à produire des véhicules électriques dans leur pays. L’accès aux bornes de recharge étant complexe au vu de la densité de population, les ventes font un flop. Nissan a réussi son coup avec la Leaf, mais aucun autre constructeur ne réussit vraiment à percer. C’est un fait, moins de 5% des véhicules électrifiés vendus au Japon sont entièrement électriques, alors que la Chine est à presque 60% !

Mais en 2021, il y a de la concurrence partout. Et si Toyota espère, comme beaucoup d’entre nous, que nous aurons toujours droit au thermique dans les prochaines années, ils n’ont pas eu d’autre choix que de se lancer dans le 100% électrique. Seuls les grands Toyota ProAce y avaient droit (merci Stellantis) et le Lexus UX, mais plus de 30 véhicules vont débarquer au sein des deux gammes du groupe d’ici 2030. Et des surprises, il y en aura. Voici déjà, en vidéo, les 17 premiers essais (parfois très réalistes) du futur du groupe nippon, ayant été présentés par le patron en grande partie. Il y en aura pour tous les goûts…

De la berline…

On commence par une espèce en voie de disparition en Europe. J’ai aussi envie de parler des deux seules berlines sortant hors de 17 modèles (dont 16 concepts) car elles sont, à mon goût, celles qui ont le plus de style. Chez Toyota, nous aurons droit à la bZ SDN, une tri-corps bien marquée au niveau de la malle, bien qu’elle propose une ligne de toit fuyante et moderne. Une excellente alternative aux hatchbacks récurrents, comme la Corolla. Sans faire dans l’excès, son design est tranché et élancé. Le pare-brise très incliné ne sera peut-être pas conservé pour le modèle de série, mais il s’agira peut-être du seul changement « visible ». En effet, aucune vision de la face arrière… Aucune information technique non plus.

Chez Lexus, elle est baptisée Electrified Sedan. Soyons honnête, on est plutôt sur un coupé-4 portes que sur une sedan. Le look est résolument sportif, et c’est ce que Lexus souhaite insuffler comme dynamique. Cependant, il reste à se rappeler que Lexus est une marque de luxe, et que ce concept risque d’être remodelé avant la commercialisation. Il se pourrait que nous ayons sous les yeux la remplaçante de l’IS, qui a disparu du catalogue.

De la sportive…

Et ça fait plaisir, tout de même ! Toyota lève le voile sur son concept Sports EV, sans en parler de trop. Dans ses dimensions et dans son attitude, elle semble tirer les leçons qu’une certaine Mazda MX-5 a inculqué à l’automobile. Son petit roof-top fait effet, tandis que sa cellule ne semble être confortable que pour deux personnes. La position de conduite se voudra plutôt basse. Alors que la GR-86 va faire son retour en France pour un bref temps malheureusement, cette Sports EV risque de reprendre les rennes (mais pas celles de la GR Supra, croisons les doigts), mais d’ici combien de temps ?

Chez Lexus, on fait plus radical, encore. L’Electrified Sports compte être le véritable fer de lance de la gamme luxueuse de Toyota, tout comme la LFA a été un véritable porte-drapeau en son temps. L’ancêtre avait par contre un argument que la « rookie » n’aura pas : un V10 qui chante à n’en plus finir. Dès lors, les japonais annoncent une accélération (comprenons le 0 à 100 km/h ?) dans la fourchette basse des 2 secondes. Ajoutez à cela une autonomie de 700 kilomètres grâce à un nouveau type de batteries, et vous avez une véritable vitrine pour l’électrification à 100%. Mais à quel prix ?

De l’utilitaire… (ça se voit qu’on tire sur la corde ?)

Pour presque en conclure, nous allons placer deux mots pour vous annoncer que Toyota, comme Renault, se lance dans la fabrication d’utilitaires un peu bizarres. Le Micro-Box et le Mid-Box demandent (on l’espère) encore un peu de travail avant la révélation finale, mais prions pour que le e-Palette reste intact ! En tous cas, si jamais il sort, toute l’équipe de PDLV se donnera rendez-vous pour l’essayer, ou en tout cas essayer de ne pas le retourner… Vite en 2030 !

Notons également que l’Hilux voit déjà, au loin, le nom de son remplaçant. Le pick-up, discret mais toujours dans les meilleurs élèves, pourrait ressembler à ce Pick-Up EV. L’avantage des moteurs électriques étant le couple, il est sûr que cela peut être un robuste allié. Mais n’oublions pas que l’autonomie d’un véhicule électrique peut se diviser par trois dans des conditions difficilement praticables (rendez-vous dans les Alpes !).

Et du SUV… Bien sûr !

J’ai tout tenté pour vous, mais je n’ai pas pu les retenir plus longtemps ! Si je vous ai présenté jusqu’ici un total de sept véhicules, il n’en reste pas moins de dix ! Toyota en propose déjà sept… Le plus imminent est le bZ4X, déjà réservable en ligne. Calqué sur les dimensions d’un RAV-4, il pourra profiter d’une architecture favorisant l’espace pour les passagers. Sa batterie de 72 kWh permettra de rouler pendant plus de 450 kilomètres durant. Toyota affirme que 90% de la capacité sera garantie pendant 240 000 kilomètres ou dix ans. Son cousin technique chez Subaru se prénomme Solterra.

La marque généraliste nippone présente également une division dans ses faux-tout-terrains : les SUV et les Crossover. Le Small Crossover (bien original), s’agissant du plus petit modèle, mais pas pour autant moins pratique, sera épaulé par le Small SU EV (quelle folie !), au look plus outsider. Il en va de même pour la gamme compacte, avec le Crossover EV (ressemblant toutefois à une Corolla) et le Compact SUV, qui est clairement un Renault Arkana japonais. Le Toyota bZ Large SUV sera le seul de chez Toyota à être proposé en 7 places, tandis que le Compact Cruiser EV remplacera le FJ Cruiser, bien connu aux States et au Canada.

Encore des SUV chez Lexus

Lexus est composée à 50% de SUV dans sa gamme actuelle. La branche de luxe de Toyota, désirant proposer une solution électrique pour chaque modèle dès 2030 pour ne plus vendre d’hybride du tout cinq ans plus tard, dévoile encore deux nouveaux SUV. Le RZ, autre cousin du Toyota bZ4X, nous promet pourtant que le style de conduite et le plaisir apporté sera identique à un véhicule hybride. Reste à voir s’il sera vraiment homogène.

Le Concept Electrified SUV semble apparenté au bZ Large SUV de chez Toyota, et devrait proposer 7 places également. Fera-t-il de l’ombre au fameux LC, ou sera-t-il plus petit ? Ne faisons pas abstraction des concepts Lexus non-présentés. Il reste encore deux shooting-brakes, dont un visiblement lié à l’Electrified Sedan, et l’autre au segment supérieur. Nous apercevons aussi un cabriolet, mais qui ne découle pas de la radicale Electrified Sports. Enfin, tout au fond, nous voyons encore pas loin de six autres modèles, des compactes et autres SUV…

Source
Global.toyotaMedia.toyota.fr
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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 SW BlueHDI 130 finition GT Pack.

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