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Aston Martin met le paquet pour la dernière du V12 dans sa Vantage !

Le moteur à douze cylindres en « V » se fait de plus en plus rare depuis plusieurs années. Seuls quelques constructeurs de niche en font encore leur étendard, et c’est notamment le cas des britanniques. Alors que Bentley le met en « W », groupe Volkswagen oblige, Aston Martin garde la disposition classique. Et s’il est difficile pour vous de vous retrouver dans la gamme de cette fameuse marque, sachez que la Vantage est la plus petite. Enfin, la moins grande. Cet organe noble servira à atteindre des puissances jamais atteintes auparavant sur le modèle d’entrée de gamme Aston. Malheureusement, c’est la dernière fois qu’il prendra place dans une sportive anglaise de moins de 4,50 mètres !

Vantage, synonyme de performance pure

Si Aston Martin a nommé certains de ses modèles « Vantage », c’est en gage de performances pures. Par cela, ils prouvaient qu’avoir un gros moteur n’était pas toujours un gage de vitesse. Si la voiture est plus légère et mieux équilibrée, un moteur moins imposant peut amener plus de performances. La famille Vantage existe depuis les années 50, mais le V12 n’est arrivé que bien plus tard, après une période de déclin. Aston Martin s’est en effet quelque peu perdue après l’arrêt de la DB6, il y a cinquante ans. Le design n’y était plus, et les Vantage s’étaient éloignées à des années-lumière du « light is right ». On se retrouvait avec un moteur 6 cylindres dans un coupé de 4,70 mètres de long et pesant plus de 1 800 kilos.

Lors de la renaissance d’Aston Martin grâce à la DB7, l’appellation Vantage s’est révélée plus vorace que jamais. Nous sommes en 2000, et les anglais voulaient voir le nouveau millénaire sous un meilleur angle. La DB7 accueillant un V6 de 340 chevaux, la DB7 Vantage innove et accueille le premier V12 sous le capot d’une Aston. Développant 426 chevaux au forceps, on reste toujours sur une grande GT au poids dépassant allègrement la tonne-sept-cents. Cependant, la clientèle s’attache farouchement à ce double six-en-ligne, si bien qu’une DB7 sur deux se dotait du V12. Les beaux jours ne sont donc pas si loin derrière, malheureusement…

Aston Martin V12 Vantage 2022 : la plus puissante jamais produite !

Nous sommes 22 ans plus tard et Aston Martin doit presque dire « au revoir » à la motorisation qui l’a bien aidé dans son maintien en vie. Presque, parce que cet adieu ne concerne que la série Vantage. La première V12 Vantage nous ramène en 2009. Le coupé sportif, mesurant 4,38 mètres et pesant alors 1 680 kilos, est proposé en 1 000 exemplaires (1 200 au final) avec cette noblesse sous le capot avant. Elle devient alors l’Aston la plus puissante de la gamme, avec la DBS dont elle partage le moteur. Mais comme 517 chevaux n’étaient pas suffisants, la V12 Vantage S de 2013 fait passer le bloc à 573 chevaux pour 620 Nm de couple. Avec cela, le 0 à 100 km/h était déposé en 3,9 secondes, sa vitesse de pointe grimpant à 330 km/h.

Afin de dire au revoir à la V12 Vantage, Aston Martin n’a pas dérogé à la règle. La version V8 existant, nous n’imaginions pas une autre base. Le V12 n’est autre que le 5.2 litres de la DBS, cette Super-GT de 725 chevaux ! Question de hiérarchie (et peut-être de peur de mettre les gens en danger), une perte de 20 chevaux est à signaler. Mais, plutôt que de chercher après les quelques canassons égarés, attardons-nous sur ce que nous avons. Il en reste encore 707, et, à notre avis, de quoi se la raconter dans les rues longeant la Riviera monégasque. Ou pas, parce que les 333 exemplaires sont vendus, depuis qu’elle a été annoncée il y a trois mois.

Des performances toutes aussi ébouriffantes qu’avec le V8…

Avant de les comparer, énonçons les. La V8 Vantage de 510 chevaux et ses 1 500 kilos effacent le 0 à 100 km/h en 3,8 secondes. Sa série spéciale « F1 Edition » (535 chevaux) retire un dixième à cela. L’Aston Martin V12 Vantage, avec ses presque 200 bourrins de plus, affiche un chouette score de 3,6 secondes. Mais cela ne reste que deux dixièmes de mieux. Et en termes de vitesse de pointe, la donne ne change pas. Les chiffres sont donnés à 322 km/h, soit 12 petites rallonges sur le moteur V8, toujours disponible en vente. Dès lors, y a-t-il de vraies différences ?

Lire aussi : Fiche technique Aston Martin Vantage V12 Coupé 2022

Quand on ajoute 4 cylindres à un moteur (façon de parler, on sait bien que cela ne se monte pas comme un puzzle), ce dernier prend du poids, logiquement. Dans la V12 Vantage, tout l’art résidait donc dans la limitation du poids. Les éléments de carrosserie sont en carbone (pare-chocs avant, ailes, capot, jupes latérales et feuille de toit) et en composite (pare-chocs arrière et capot de coffre). La ligne d’échappement s’allège de presque 8 kilos, en utilisant notamment une tuyauterie inox de 1 mm d’épaisseur. En tout cas, on a hâte de recevoir notre V12 Vantage de société, pour écouter le son du moteur à travers cette double sortie centrale… Enfin, comptez aussi sur une batterie de démarrage allégée. Oui, ça compte !

Des modifications esthétiques mineures à l’intérieur, notables à l’extérieur

Élargie de 4 centimètres, la V12 Vantage n’apporte aucune amélioration notable en terme de design extérieur, mais quelques ajouts sont de la partie. Cette prise de largeur est due à une volonté de proposer une meilleure tenue de route en virage. Nous noterons que la grille avant est un quart plus grande que celle de la V8, pour refroidir le cœur de la bête ainsi que les intercoolers amenant l’air aux deux turbos. Le dessin du capot en carbone est modifié, avec un second arc parcourant la largeur pour revenir de chaque côté du pare-brise. Ce dernier, en forme de « fer à cheval », sert d’aération. Les jupes latérales, élargissement oblige, sont plus proéminentes, et nul ne pourra passer à côté de cet aileron. Normal, il parvient à développer un appui de plus de 200 kilos en vitesse maximale. Gênant ? Une option existe pour le retirer.

A l’intérieur, les changements sont moins perceptibles. Les sièges s’offrent des formes moins consensuelles, tandis que la baie donnant accès au coffre n’est plus comblée par une séparation. Dès lors, les membres de l’habitacle pourront profiter d’une bande sonore sortant de l’échappement plus présente qu’auparavant. Quand on paie un V12, c’est la moindre des choses ! Pour le reste, Aston mise sur son département de personnalisation. On ne peut pas leur retirer qu’il sera toujours très compliqué de trouver deux intérieurs de Vantage identiques.

Suspensions réarrangées, freins en carbone céramique

Une V12 Vantage qui propose plus de 700 chevaux se devait de revoir une partie de sa copie technique. Afin de moins ressentir l’inévitable surplus de poids, les ressorts de suspension ont été rigidifiés de 50% à l’avant et de 40% à l’arrière. Les barres antiroulis sont par contre bien plus relâchées de l’arrière, ce qui permettra à la voiture de partir moins vite en tête-à-queue. Parce qu’il n’y a pas besoin de vous rappeler qu’une Aston Martin, c’est une propulsion… La direction assistée reçoit aussi une recalibration, afin, comme d’habitude, de donner un meilleur ressenti en courbe, avec un feeling incisif et précis.

Au final, notre sujet du jour affiche tout de même ses 1 795 kilos sur la balance, sans compter ces quelques packs de diminution de poids suivants. Les freins de la V8 Vantage étant déjà bien dimensionnés, il n’a pas fallu faire de grand changement au niveau de la taille. Les disques avant sont plus grandss de 10 millimètres, passant à 410 mm. L’arrière reste inchangé, à 360 mm. Le système de freinage en carbone céramique, uniquement présent en option sur la V8 Vantage F1 Edition, est de série sur la V12 Vantage. Grâce à cela, les 800° C sont une température de freinage atteignable, sans perdre de puissance au fil des tours de circuits, ou des virages de montagne ! C’est par ailleurs une réduction de 23 kilos sur la balance. Ajoutez à cela le pack de jantes 21 pouces allégées, et ce seront encore 8 kilos de retirés.

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Etienne Deketele-Kestens

De la Smart à la Bentayga, je peux dire que je suis complètement obsédé par le monde automobile. Intégrer l'équipe de PDLV et pourvoir donner ma vision des nouveautés chaque jour est quelque chose de génial pour moi. Ma "carrière" de blogueur a débuté il y a quelques années, et ceci, cumulé à mes études en mécanique auto, me permettront de vous proposer un contenu de qualité, tout en gardant le côté décalé cher à PDLV. Je roule en Peugeot 308 SW BlueHDI 130 finition GT Pack.

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1 commentaire

  1. Salut,
    ok pour l’avant quoi que très minimaliste… on dirait presque une mazda mx5 de 2010 avec ces phares… et l’arrière n’en parlons même pas ce monosourcil relevé lol…. Les designers de aston sont mort depuis la one 77 xD où peut-etre abuseraient-ils de leur logiciel du nombre d’or sans même essayer de réfléchir à ce qu’est la beauté…. et c’est pour beaucoup la même chose.. vivent les anciennent !!

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