Pratique

5 idées reçues sur le coût de l’assurance auto

Sur PDLV, nous parlons très fréquemment de l’assurance auto. C’est un thème inépuisable car outre des conseils pratiques, nous évoquons régulièrement la problématique des rumeurs souvent infondées, qui sont censées vous faire économiser de l’argent. Dans cet article, nous avons compilé cinq idées reçues fréquemment lues et entendues à ce sujet. Mais alors, y a-t-il un fond de vérité derrière tout cela ? C’est ce que nous allons vérifier dans ce court article. Vous le verrez, certaines rumeurs n’ont vraiment plus lieu d’être en 2023. Parmi cette sélection, dites-nous en commentaires celles que vous avez déjà entendues.

Une voiture rouge coûte plus cher à assurer

Cette rumeur tenace continue d’exister, encore aujourd’hui. Pour avoir une assurance auto moins chère, il faudrait donc faire le choix d’une voiture qui ne soit pas rouge. La raison ? Les voitures rouges seraient surtout des sportives, donc plus chères et potentiellement plus sujettes à des accidents en raison de la vitesse. Il est bien difficile de trouver l’origine d’une telle ineptie mais beaucoup continuent d’y croire, encore aujourd’hui. Or, lorsque l’on fait un devis d’assurance auto, la couleur n’est que très rarement demandée, pour ne pas dire jamais. De toute manière, de nos jours, de plus en plus de personnes posent des coverings sur leurs voitures, sans que cela ait quelconque impact sur le montant de la prime d’assurance auto. Rassurez-vous donc : vous ne paierez pas plus cher votre assurance auto si vous choisissez le rouge Elixir plutôt que l’ennuyant gris Artense sur votre Peugeot 3008 !

Le coût de l’assurance auto dépend de paramètres nettement plus représentatifs. Il y a tout d’abord le profil du conducteur, son âge, sa localisation, son coefficient de bonus/malus ou encore son lieu de résidence. Le choix du véhicule entre aussi pleinement en compte. Plus une voiture est accidentogène et puissante, plus la prime d’assurance sera élevée. C’est donc un cocktail, basé sur la statistique de l’accidentologie, qui détermine le prix payé. Contrairement aux idées reçues, la puissance est loin d’être le seul paramètre à entrer en compte. 120 chevaux dans une Peugeot 106, c’est fun. 120 chevaux dans un Renault Scénic, c’est tout juste correct ; l’impact sur la prime d’assurance est donc bien différent.

S’assurer en second conducteur est économique

C’est un fait : lorsque l’on est jeune conducteur, cela coûte généralement très cher d’assurer la première voiture. C’est statistique ; c’est souvent durant les premières années que l’on commet le plus d’erreurs de conduite, le temps de l’apprentissage. Forcément, cela peut engendrer davantage de sinistres. Les assureurs ont donc tendance à bien gonfler les primes d’assurance pour les jeunes conducteurs. Certains proposent une petite remise pour les jeunes permis qui choisissent la même compagnie d’assurance que les parents. Mais dans les faits, c’est rarement un bon plan car ces remises sont souvent assez artificielles. Certains font alors le choix de s’assurer en second conducteur sur leur propre voiture, en mettant l’un des parents en conducteur principal. Le but ? Réduire la prime d’assurance.

Et c’est efficace car cela permet de payer moins cher. Sans sinistre responsable, le parent récupère du bonus et le jeune conducteur aussi. Seulement, c’est une très mauvaise idée de s’assurer en second conducteur sur sa propre voiture. Déjà, les assureurs connaissent parfaitement le stratagème et c’est très facile à déceler, d’autant plus que les enquêtes de voisinage sont très fréquentes. Parfois, les contrôles peuvent avoir lieu sur votre lieu de travail. En cas de fraude avérée, vous risquez tout simplement la radiation du contrat, au même titre que votre parent. Et là, il deviendra bien difficile de vous assurer après cela. Il est donc important d’éviter cette fraude grossière et sans intérêt réel. Mieux vaut choisir une petite voiture qui ne craint rien lorsque l’on débute, afin d’avoir suffisamment de bonus pour payer moins cher avec une voiture un petit peu plus sympa après.

Plus on est âgé, moins on paie cher !

Tout détenteur d’un contrat d’assurance auto a un coefficient de bonus/malus. La première année, ce coefficient est à 1. Chaque année, une réévaluation est faite. S’il n’y a pas eu de sinistre, le coefficient descend de 5 % (bonus). En cas d’accident avec torts partagés, le coefficient grimpe de 12,5 %. En cas de sinistre responsable, il grimpe de 25 %. Au bout de 13 ans sans sinistre, vous atteindrez le coefficient de 0,50, le meilleur possible. Celui-ci vous permet alors de diviser par deux le coût de votre assurance auto, afin de récompenser les meilleurs conducteurs. Cependant, passé un certain âge, le prix de l’assurance ne descend plus. Il peut même augmenter légèrement en raison de l’inflation mais aussi de la situation. En effet, une personne âgée est plus susceptible d’avoir des problèmes de vue et/ou de causer des accidents.

Cela peut donc avoir un impact plus ou moins direct sur le coût de la prime d’assurance auto. Il est important de toujours prendre le temps de regarder le détail de votre contrat d’assurance. Cela vous permet d’avoir un bon suivi au fil des années et de déceler une éventuelle anomalie. En cas de doute, il ne faut pas hésiter à en parler à votre conseiller.

Le prix de la voiture détermine la prime

Beaucoup sont persuadés que le montant de la prime d’assurance auto est calculé au prorata du prix de la voiture. C’est totalement faux. En effet, le prix de l’assurance est calculé en fonction du profil du conducteur, du choix du modèle, de l’accidentologie… Mais ce n’est pas tout. Les assureurs évaluent aussi les risques, de manière générale. Forcément, une voiture qui dort dehors dans un quartier chaud est plus susceptible d’être dégradée ou volée. Les assureurs calculent donc la part de risques et en tiennent pleinement compte lors de l’élaboration du devis. Aussi, certaines voitures attirent plus facilement les mauvais conducteurs (comme les Volkswagen Golf ou Audi A3). Ces modèles sont donc dans la fourchette haute en matière d’assurance auto alors qu’un modèle ayant une image plus sage sera moins onéreux à assurer.

Puisque la prime d’assurance auto dépend de nombreux paramètres, il est donc peu probable que deux conducteurs obtiennent le même prix pour un même modèle. C’est aussi pour cette raison qu’il est important de prendre le temps de comparer les offres d’assurance auto. Une compagnie qui est moins onéreuse pour un certain type de profils ne le sera pas forcément pour d’autres et inversement. Certaines compagnies se sont d’ailleurs spécialisées dans certains profils, comme les conducteurs résiliés ou ceux ayant du malus. Chacun peut donc y trouver son compte.

Ne changez pas d’assurance auto

La fidélité à une compagnie d’assurance n’est pas toujours récompensée. En effet, les assureurs ont tendance à augmenter les primes d’assurance au fil du temps, même si vous n’avez pas eu d’accident. Aussi, les offres et les tarifs évoluent constamment sur le marché de l’assurance. En restant chez le même assureur pendant de nombreuses années, vous risquez de passer à côté d’offres plus avantageuses. Enfin, vos besoins en matière d’assurance peuvent changer avec le temps. Par exemple, si vous achetez une nouvelle voiture ou si vous déménagez, il se peut que votre assureur actuel ne propose pas les meilleures options pour votre nouvelle situation. Il est donc recommandé de comparer régulièrement les offres d’assurance auto pour vous assurer que vous bénéficiez toujours de la meilleure couverture au meilleur prix.

Le mot de la fin

En conclusion, il est souvent préférable de mettre ses idées reçues de côté, sous peine de passer à côté de choses assez importantes. J’espère en tout cas que ce petit article vous permettra d’y voir plus clair dans le domaine de l’assurance auto. Ces croyances, qui perdurent encore, font perdre de l’argent a bien des automobilistes et peuvent même vous mettre dans l’illégalité. Maintenant, vous avez toutes les cartes en main pour faire les bons choix.

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

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