
Dans le segment des citadines, l’heure est au grand renouvellement. Après le restylage des Renault Clio et Peugeot 208 puis la présentation de la nouvelle Citroën Ë-C3, c’est désormais Suzuki qui fait parler d’elle avec la Swift de quatrième génération. Un modèle un peu moins populaire mais tout aussi intéressant et même plus abouti sur certains aspects. Voici les principales informations à retenir sur la Suzuki Swift IV.
Une évolution tout en douceur
Fuité il y a quelques semaines déjà, le design de la nouvelle Suzuki Swift n’est pas vraiment un secret. La citadine japonaise gagne quelques centimètres en longueur pour afficher 3,86 mètres de long, ce qui la place parmi les plus compactes des citadines. Visuellement, les évolutions sont assez étranges. Déjà, on remarque une ceinture de caisse assez haute. Les optiques avant sont plus anguleuses et s’arrêtent au niveau du capot. La calandre, béante, est assez basse, ce qui donne un museau assez élancé… Mais qui donne aussi une impression de « vide ». Il est cependant possible que cela ne soit qu’une illusion en photo, comme avec la Toyota Supra Mk5. De profil, une unique silhouette est proposée : la carrosserie 5-portes.

De toute manière, l’engouement pour les modèles 3-portes semble largement estompé. La Swift III avait d’ailleurs abandonné cette carrosserie, centralisant ses efforts sur cette version 5-portes plus pratique. Suzuki revient sur des lignes traditionnelles avec des poignées de portes arrière implantées de manière classique. Il faudra aussi composer avec des jantes d’un diamètre de 15 ou 16 pouces en fonction de la finition. À l’arrière, les lignes sont inspirées des opus précédents. Les feux arborent une belle signature lumineuse et le pare-chocs est plutôt bien dessiné. La Swift IV conservera aussi la possibilité d’avoir une carrosserie bitons. En somme, une ligne plutôt agréable, bien que l’avant surprenne de prime abord.



La marque introduit également trois nouvelles couleurs tricouches, en l’occurrence le Frontier Blue Pearl Metallic (un bleu intermédiaire), le Cool Yellow Metallic (un beige) ainsi que le Burning Red Pearl Metallic (un rouge vif).
À l’intérieur, des évolutions concrètes ?
L’intérieur de la nouvelle Suzuki Swift s’identifie tout d’abord à son écran HD de 9 pouces, plus rectangulaire. Il prend en charge Apple CarPlay et Android Auto sans fil. Le dessin de la planche de bord s’affine sans se réinventer pour autant. Alors que c’est devenu la norme, l’instrumentation demeure « classique ». On trouve toujours des compteurs à aiguilles avec un petit écran central. Une conception plus simple qui pourrait permettre de faire la différence en matière de positionnement tarifaire. Pour le reste, pas de révolution à attendre de ce nouvel intérieur.

S’il est plutôt élégant, il demeure assez classique dans sa présentation. La sellerie semble également jouer cette même carte. C’est certain : ce n’est pas sur son habitacle que la Swift IV marquera les esprits. Un classicisme qui n’est pas nécessairement un reproche, naturellement. D’ailleurs, le communiqué de la marque demeure assez expéditif en ce qui concerne l’habitacle de la nouvelle Swift.
Une unique motorisation micro-hybride
La Suzuki Swift de quatrième génération fera appel à une nouvelle motorisation micro-hybride (mHEV) 12 Volts. Celle-ci s’appuie sur un moteur 3-cylindres atmosphérique de 1.2 litre et délivre une puissance de 82 chevaux, soit une unité de moins que le précédent opus. Malgré cela, les performances devraient progresser un petit peu. La puissance maximale sera disponible à 5 700 tr/m tandis que le couple maximal sera délivré à 4 500 tr/m, soit 300 tr/m plus tôt qu’actuellement. La consommation serait également plus basse. Il semblerait que seule une boîte de vitesses manuelle à 5 rapports soit proposée. Toutefois, la Suzuki Swift IV conservera une singularité dans le segment des citadines : la possibilité de disposer de la transmission intégrale.

Une boîte de vitesses automatique, de type CVT, sera sans doute de la partie. Pour le marché japonais, elle sera d’ailleurs l’unique choix possible. Autre particularité des modèles nippons, ils auront une carrosserie 4 centimètres moins large. Les aides à la conduite seront plus nombreuses, afin de correspondre aux exigences européennes. On y trouvera, par exemple, l’aide au maintien dans la voie, le freinage d’urgence autonome ou encore la reconnaissance des piétons et cyclistes. Pour l’heure, il ne semble pas prévu d’avoir de motorisations supplémentaires. Le communiqué ne fait d’ailleurs pas écho du renouvellement de la Swift Sport. Espérons que cela ne soit que partie remise…
Et si Suzuki avait tout bon ?
La nouvelle Swift joue une carte plutôt intelligente. Son design évolue de manière plutôt logique. Des lignes qui restent assez sages mais qui assurent la continuité avec le modèle actuel. Et ce n’est pas un hasard. En Europe, la Swift représente une vente de Suzuki sur deux (48 % pour être exact). L’évolution présentée doit donc se présenter comme une continuité pour entretenir ce positionnement intéressant. Côté motorisation, si l’offre est réduite, elle reste pertinente et promet une consommation intéressante : 4,8 litres aux 100 kilomètres seulement. Le fait de continuer à proposer la transmission intégrale fait figure d’exception dans le segment et c’est une bonne chose, au même titre que le gabarit réduit. Il ne manquerait plus qu’une nouvelle version Sport pour ajouter la cerise sur le gâteau…







