
Ce dimanche 14 juillet 2024, avait lieu le célèbre défilé militaire sur les Champs-Élysées. Le DS 7 Crossback qui était employé depuis 2021 (et restylé l’année suivante) prend sa retraite au profit du dernier Renault Rafale. Le nouveau SUV coupé de la marque au losange devient donc le nouveau véhicule d’apparat du président Macron. Un choix plutôt surprenant d’autant plus que, côté motorisation, la puissance de 200 chevaux peut sembler assez légère pour un véhicule blindé. Malgré les maigres informations, voici ce qu’il faut retenir de ce nouveau modèle, qui profite de plusieurs améliorations et notamment d’une couleur de carrosserie exclusive : le bleu Nocturne. Cela entretient une longue tradition de Renault présidentielles…
Le curieux choix du Rafale
Les années ont passé et cela fait déjà quelque temps que ce sont des SUV qui accueillent désormais le chef de l’État lors de ses différents déplacements. Naturellement, on aurait aimé y voir de grandes berlines françaises mais ces dernières ont déserté le catalogue… La DS 9 est produite en Chine et la Peugeot 508 est probablement trop petite. Le Renault Rafale suit une longue tradition puisque le premier modèle de la marque au losange à avoir accueilli un président, c’était en 1920. À cette époque, Paul Deschanel avait fait le choix ‘une 40 CV, qui est restée en parc jusqu’en 1928. Par la suite, pas moins de 12 présidents auront utilisé une Renault pour leurs déplacements. La dernière en date, c’était un Renault Espace de cinquième génération.

Ce Renault Rafale dispose d’une présentation spécifique. Cela comprend une couleur de carrosserie bleu Nocturne et des jantes alliage de 20 pouces, empruntées à la finition Esprit Alpine. On retrouve aussi des porte-fanions amovibles et des badges qui reprennent les couleurs du drapeau français sur les ailes avant. Mais on trouve aussi un élément inédit : les habillages de calandre bleu, blanc et rouge. Une présentation raffinée pour ce grand SUV long de 4,71 mètres. Il s’agit très probablement d’un modèle blindé, bien que l’on ignore tout de la partie mécanique. La carrosserie a-t-elle été allongée au niveau de l’empattement ? C’est difficile à déterminer. Les photos ne présentent pas le véhicule de profil, ce qui aurait aidé à obtenir l’information.
Une version hybride de 200 chevaux
Une rapide analyse du numéro d’immatriculation de ce Renault Rafale présidentiel, à savoir GY-654-AG, permet de déterminer qu’il s’agit du moteur Full Hybrid d’une puissance de 200 chevaux, en traction. Une version de 300 chevaux, hybride rechargeable et en transmission intégrale, a bien été annoncée par la marque mais elle n’est toujours pas produite. La puissance de 200 chevaux est obtenue à l’aide d’un petit moteur 3-cylindres turbo de 1.2 litre, couplé à deux moteurs électriques. La masse à vide est de 1 653 kg. Il faudra ajouter naturellement le poids du blindage et des différents équipements nécessaires. Autant dire que la puissance doit être assez juste et que ce Rafale pourrait être cantonné à l’apparat uniquement. À moins qu’il ait bénéficié d’une préparation mais la marque ne donne aucune information à ce sujet.

Cela arriverait toutefois assez fréquemment. On se rappellera notamment du Peugeot 5008 qui bénéficiait de freins de Peugeot 308 GTI et potentiellement d’une augmentation de sa puissance. Ces informations sont toutefois hautement confidentielles et rien ne permet de déterminer concrètement ce qu’il y a sous le capot de ce Renault Rafale. L’Élysée se montre toujours très prudente quant aux informations qui circulent sur les véhicules présidentiels. Nous ne pourrons donc pas vous en dire davantage sur ce nouveau modèle. Il ne livrera sans doute pas ses secrets avant bien longtemps. D’ailleurs, il n’y a pas non plus de photos de l’habitacle. Celles et ceux qui ont assisté au trajet d’Emmanuel Macron jusqu’à l’Arc de Triomphe auront donc eu le plaisir d’apercevoir ce Renault Rafale en avant-première.
Pourquoi le choix du Rafale ?
Nous n’aurons sans doute jamais la réponse à cette question. Le choix d’un véhicule présidentiel répond à de nombreuses contraintes, à tous les niveaux. Il doit s’agir d’un modèle issu d’un constructeur automobile français et qui soit produit dans l’hexagone également. Il doit être suffisamment spacieux pour pouvoir être blindé et accueillir confortablement le chef de l’État. Ce modèle ne doit pas être ostentatoire. Il doit renvoyé une image positive mais pas prétentieuse.

Enfin, il faut tenir compte de la thématique écologique. Le choix d’un modèle hybride prend donc tout son sens. Le Renault Rafale devait sans doute répondre efficacement à ces différentes contraintes. Maintenant, il serait de savoir comment est financé un tel modèle. S’agit-il d’un cadeau du constructeur ? Y a-t-il eu un appel d’offre ? S’agit-il d’une commande passée directement par l’Élysée ? Là encore, c’est compliqué d’obtenir des éléments de réponse.





