ActualitéJeep

Jeep Compass : il ne lui manque qu’une petite chose…

Né en 2006, le Jeep Compass de première génération se positionnait comme un SUV familial destiné aux familles. Plutôt sage dans sa présentation, il a connu un certain succès même si beaucoup ont regretté un style trop sage. La seconde génération était tout aussi classique, avec un design contemporain mais sans réel caractère… Malgré cela, le Compass s’est tout de même écoulé à plus de 2,5 millions d’exemplaires dans le monde. Ce SUV international s’offre désormais une troisième génération plus audacieuse que jamais. Tirant parti du catalogue de pièces Stellantis, le nouveau Jeep Compass a de sérieux arguments à faire valoir. Mais cela sera-t-il suffisant pour attirer les familles ?

Le Jeep Compass montre enfin les muscles !

Cette seconde génération du Compass repose sur la plateforme STLA Medium, qu’elle partage donc avec le Peugeot 3008 ainsi que le nouveau Citroën C5 Aircross. Une standardisation qui permet des économies d’échelle intéressantes. Côté dimensions, le SUV américain s’allonge à 4,55 mètres de long (+ 15 centimètres par rapport à l’actuelle génération). Il est aussi plus large (1,90 mètre) et plus haut (1,67 mètre). Côté design, la parenté avec les cousins français ne saute pas aux yeux. Les équipes de Jeep ont voulu conserver une sensation de robustesse, avec des lignes dures, fortes et très géométriques. Naturellement, les codes de la marque sont là, à commencer par la calandre à sept fentes, de petites optiques à fond noir, des passages de roue très rectangulaires ou encore une ligne de caisse taillée à la serpe.

Cela n’empêche pas que le nouveau venu se montre relativement aérodynamique, avec une progression de 10% en ce qui concerne le coefficient de trainée, par rapport à la seconde génération. Cela a été rendu possible grâce à l’utilisation de volets d’air actifs présents dans le pare-chocs avant, des conduits d’air au niveau des roues, des arêtes vives à l’arrière ou encore par un soubassement plat. Les traits sont assez réussis, avec des lignes qui donnent une image forte. Le côté baroudeur est pleinement assumé, avec des bas de caisse renforcés, un bouclier anti-rayure mais aussi avec un capot très horizontal et nervuré. Cela tombe bien : c’est une tendance du moment ! Du côté des jantes, vous aurez le choix entre une monte de 18, 19 ou 20 pouces. Détail amusant : une stylisation de la Willys prend place sur le cabochon.

Coloris proposés : vert Hawaï (de série ici illustré), bleu Pacific, blanc Antarctica, vert Amazonia, noir Vulcano et gris Yosemite. Les teintes métallisées sont en option à 950 €. Pour le toit noir en plus, prévoyez une allonge à 1 300 €.

Un intérieur plus technologique !

À bord, le Jeep Compass III s’offre une planche de bord assez épurée, soulignée par un jonc en aluminium. On retrouve d’ailleurs des codes de la marque avec une impression de robustesse. Nous sommes bien loin de ce que proposent les cousins français. Jeep a également fait la part belle aux écrans avec une instrumentation 100% numérique, avec une dalle de 10 pouces. L’écran central, très étiré, a une diagonale de 16 pouces. Il donne accès à tous les services connectés et permet même les mises à jour à distance. Sans surprise, la dotation est relativement complète avec les phares à LED Matrix, le hayon mains libres, l’affichage tête haute ou encore le changement de voie semi-automatique. Côté place, le grand empattement de 2,80 mètres permet une belle habitabilité au second rang.

Aussi, les équipes de Jeep ont veillé à augmenter les espaces de stockage dans l’habitacle. Près de 34 litres sont répartis ici et là. On remarquera que le levier de vitesses à disparu au profit d’un sélecteur rotatif. Le frein à main (un simple bouton) est positionné juste à droite. Sur la partie gauche, à fond rouge, nous trouvons le Selec-Terrain. Ce système permet d’adapter la motricité en fonction des conditions de circulation. Cela est proposé sur toutes les versions, qu’elles soient à deux ou quatre roues motrices. Côté habitabilité, le Jeep Compass s’offre une banquette arrière fractionnable 40/20/40 et propose de belles selleries. L’ADN de la marque se retrouve pleinement dans le choix des matériaux et des textures. Un vrai travail a été accompli pour donner du caractère et de l’identité au Compass.

Les sièges chauffants sont en tissu et en TEP. De série, ils disposent de 6 positions réglables, avec un soutien lombaire électrique à deux voies… Uniquement pour le conducteur ! Mais surtout, le nouveau Jeep Compass n’oublie pas ses fondamentaux. Sa conception permet d’un angle d’attaque de 27° à l’avant, 16° au centre et 31° à l’arrière. Sa garde sol a été relevée pour permettre le franchissement de gués. Les versions dotées de la transmission intégrale disposent en prime du contrôle de la descente. Par rapport au Peugeot 3008, les suspensions ont été revues (ressorts et amortisseurs), ainsi que les barres antiroulis.

Cinq motorisations au choix

Le Jeep Compass III reprend les motorisations du groupe Stellantis. L’offre est donc calquée sur celle du Peugeot 3008, à quelques petites nuances près. La motorisation d’appel, c’est la version hybride de 145 chevaux. Elle s’appuie sur le moteur 1.2 PureTech à chaîne de distribution. L’hybride rechargeable 195 chevaux est aussi de la partie. Il s’appuie sur la dernière évolution du moteur 1.6 litre, qui permettra d’avoir autour des 85 kilomètres d’autonomie en mode 100% électrique. En toute logique, nous trouverons aussi trois motorisations électriques. Là encore, l’offre est (presque) calquée sur les cousins français. La version de 213 chevaux dispose d’une batterie de 73 kWh et celle de 231 chevaux passe à 98 kWh. Cette dernière proposera 660 kilomètres d’autonomie.

En revanche, la troisième version (4xe) dispose de la transmission intégrale, par l’ajout d’un moteur arrière spécifiquement développé par Jeep. La puissance passe alors à 375 chevaux et on retrouve la grande batterie de 98 kWh. Cette version pourrait connaître un beau succès. Le Jeep Compass, qui est un modèle international, aura-t-il suffisamment d’arguments pour séduire les américains ? Comme beaucoup, nous avons été surpris de constater l’absence de « gros » moteurs. La raison est simple : le nouveau Jeep Compass n’arrivera pas tout de suite au pays de l’Oncle Sam. Son arrivée interviendra un petit peu plus tard avec une offre de motorisations mieux adaptée aux besoins et attentes. En courant continu, la puissance de charge peut grimper jusqu’à 160 kW, ce qui permet de passer de 20 à 80% de charge en trente minutes. En alternatif, le chargeur embarqué peut aller jusqu’à 22 kW.

Pas de Diesel à l’horizon ?

Il y a quelques mois, le groupe Stellantis avait annoncé faire machine arrière sur le Diesel. La part du marché de l’électrique étant plus timide que prévue, il a été décidé de prolonger la durée de vie de certains moteurs diesel en les adaptant aux nouvelles normes. La demande étant assez forte, le développement d’un moteur diesel de plus petite cylindrée serait même en cours. On aurait alors pu imaginer un tel bloc au sein du Jeep Compass.

Dans le segment des SUV familiaux, le diesel occupe toujours une place importante. Ce SUV étant déjà un véhicule de niche en Europe, le fait de proposer du diesel aurait pu avoir du sens. Mais stratégiquement, cela peut aussi enlever des parts de marché à l’hybridation. Un exercice plus périlleux qu’il n’y paraît… Il faut jongler entre les contraintes liées aux émissions de CO2 tout en veillant à entretenir une bonne dynamique de ventes…

Yosemite, Vulcano, Pacific, Hawaï, Antarctica et Amazonia

À partir de 40 990 €

Il vous est possible de commander dès maintenant le nouveau Jeep Compass, avec une livraison durant le quatrième trimestre 2025. Pour le moment, seule une version First Edition est disponible. Celle-ci peut être choisie avec le moteur e-Hybrid de 145 chevaux, ou bien avec la version électrique de 213 chevaux, pour respectivement 40 990 € et 46 490 €. La dotation de cette First Edition comprend la caméra de recul, les sièges chauffants en tissu et TEP, le toit panoramique, l’assistance au changement de voie semi-automatisée ou encore des jantes de 20 pouces sur la version électrique. Les ventes seront-elles au rendez-vous ? En tout cas, cette nouvelle édition du Compass a corrigé ce qui lui manquait : du caractère. Enfin, une motorisation Diesel serait la bienvenue…

Thomas Drouart

Depuis 2006, je suis le rédacteur en chef du média automobile indépendant PDLV. Avec mon équipe, nous couvrons l'actualité auto, des guides pratiques, des essais et des présentations de nouveaux modèles. Bien sûr, nous parlons aussi (et surtout) de voitures passion et des belles histoires qui en découlent. Mes spécialités ? Les voitures miniatures, les essais de petites sportives et tout ce qui touche à la réglementation automobile et aux aspects pratiques.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page