
Quelle citadine sportive acheter en 2024 ?
En ces temps plutôt maussades pour l’automobile, il reste heureusement des solutions pour se faire plaisir au volant. Il y a quelques mois, je vous parlais des mini-citadines à acheter en 2024. Maintenant, nous allons passer sur le gabarit supérieur en nous intéressant aux citadines survitaminées. Des modèles plus polyvalents qui connaissent un fort succès. Elles sont souvent assez économiques au quotidien, à condition de ne pas avoir le pied trop lourd sur l’accélérateur tout en procurant de belles sensations. Sans plus attendre, voici notre guide d’achat des citadines sportives à acheter en cette année 2024. Vous en connaissez d’autres ? L’espace commentaires vous est dédié.
1. Alfa Romeo MiTo QV

On commence trop souvent nos guides d’achat par les grands classiques. Commençons par une belle italienne au nom peu enchanteur : l’Alfa Romeo MiTo. C’est une citadine longue de 4,06 mètres qui partage sa plateforme avec les Fiat Grande Punto, Opel Adam et même Peugeot Bipper. Pourtant, cette Alfa Romeo a clairement son charme et le travail opéré sur le châssis est remarquable. Uniquement disponible en carrosserie 3-portes, elle séduit par ses belles lignes, ses ailes galbées, son profil simplet efficace et différents détails, comme les feux ronds, qui donnent un cachet bien réel à la MiTo.
Ne perdons pas de temps avec les petites motorisations (il y avait même des moteurs Diesel !), passons directement sur la version la plus puissante : la QV. Elle succède au concept MiTo GTA mais revient à la raison avec un style distinctif sans être trop agressif. On remarquera des pare-chocs spécifiques, des jantes de 17 pouces, une double sortie d’échappement et quelques détails sympas, comme le logo QV sur les ailes avant.



L’Alfa Romeo MiTo QV bénéficie d’un intérieur plutôt cool avec une belle planche de bord et parfois, de beaux sièges colorés. Sous le capot, le moteur n’est autre qu’un 4-cylindres de 1.4 litre, agrémenté d’un turbo, offrant 170 chevaux. Une puissance sympa qui permet de passer de 0 à 100 km/h en 7,5 secondes, grâce aux 250 Nm de couple disponible dès 2 500 tr/m. L’autobloquant électrique Q2 est de série mais l’amortissement piloté (ultra rare dans ce segment) est en option. La dotation est plutôt bonne avec la sellerie en cuir de série, tout comme les rétroviseurs électriques…
Mais il fallait passer par la case des options pour avoir le régulateur de vitesse ou encore les phares au Xénon. Le modèle ici illustré est la Maserati Edition, qui a été produite dans le but d’offrir un véhicule de courtoisie aux propriétaires de modèles de la marque au trident qui laissaient leur coupé au garage le temps de réparation. Cet exemplaire, qui fait partie d’un lot de 100 unités seulement, a été vendu à 8 300 € il y a deux ans. Il y a de bonnes affaires à réaliser sur les MiTo QV. C’est clairement un collector ! Le moteur est très plaisant, avec une belle sonorité et la suspension est un peu ferme. Notons que la QV est disponible en boîte de vitesses manuelle ou automatique (TCT).
Un achat cool et une citadine pétillante et très plaisante à conduire. La consommation est maîtrisée, avec une moyenne autour des 8,0 litres aux 100 kilomètres. Côté fiabilité, rien à signaler mais un bon entretien est impératif. En revanche, quelques bugs électroniques peuvent survenir à bord…
2. Peugeot 206 RC

Passons maintenant sur un grand classique : la Peugeot 206 RC. Digne descendante de la 205 GTI (on en parle juste après !), elle en reprend la philosophie et offre un tempérament plus explosif encore que la 206 S16. En matière de style, la 206 RC joue la carte de la sobriété. L’immense majorité des 206 RC sont des versions restylées (à partir de mi-2003) mais il y a eu quelques rares modèles phase 1. Le design est relativement discret puisque l’on retrouve les pare-chocs Sport et quelques détails inédits, comme les coques de rétroviseurs avec effet carbone, des sièges baquets exclusifs, des jantes de 17 pouces ou encore un aileron et une double sortie d’échappement, en plus des ailes larges.
La 206 RC procure un vrai plaisir de conduite, avec un train arrière assez joueur et un moteur qui prend superbement bien les tours. Pas parfaite sur la route, la 206 RC est un peu creuse à bas régime, ce qui donne envie de monter dans les tours. Beaucoup lui ont aussi reproché sa présentation trop sobre… Mais c’était aussi le but : produire un modèle identifiable par les passionnés mais pas kitsch pour autant. On retrouve donc des plastiques pas très flatteurs à bord. Mais est-ce vraiment grave ?



Sous son capot, la Peugeot 206 RC arbore le célèbre EW10 J4S, qui dérive du moteur de la 206 S16 tout en disposant d’une préparation importante, réalisée par les équipes de Lotus Engineering. L’admission et l’échappement sont spécifiques, tout comme le collecteur, l’arbre à cames ou encore la culasse. Au final, la puissante atteint 177 chevaux à 7 000 tr/m. Pour une voiture de 1 100 kg, c’est très respectable. Comptez sur le 0 à 100 km/h en 7,7 secondes mais surtout, vous aurez des vraies sensations. 80 % des 206 Nm de couple sont disponibles dès 2 000 tr/m. Pas de boîte automatique sur la 206 RC, seule une bonne « vieille » boîte mécanique à 5 rapports est de la partie. Côté consommation, tablez sur une moyenne autour des 9,0 litres aux 100 kilomètres.
Le modèle ici illustré est de couleur grise. Parmi les cinq teintes proposées (bleu, gris clair, blanc, rouge et noir), c’est la teinte la moins recherchée, ce qui permet de faire de bonnes affaires. Celle-ci, avec 130 800 kilomètres au compteur, a été vendue 8 800 € il y a deux ans chez nos collègues de Benzin. La cote est montante, il ne faut donc pas trop tarder avant de vous offrir une 206 RC.
Très convoitée, la Peugeot 206 RC est une sportive très attachante. Elle devient assez rare en bon état mais profite d’une bonne fiabilité d’ensemble. Attention à la route au niveau de l’échappement ainsi qu’à l’état des suspensions ou encore le basculement des baquets. Pour le reste, un examen classique s’impose. C’est assurément un futur colletor, qui roule dans les plates-bandes de la 205 GTI.
3. Renault Clio 3 RS

En 2006, Renault Sport a commercialisé la Clio 3 RS. Celle-ci est uniquement disponible en carrosserie 3-portes. Le succès a été immédiat pour ce nouvel opus qui dispose de plusieurs finitions mais aussi d’un châssis Sport optionnel (cela dépend des versions…) qui fait clairement la différence sur piste. Réputée pour son efficacité, la Renault Clio 3 RS a bénéficié d’un profonde refonte en 2009, sous la forme d’un gros restylage qui change totalement la face avant… Et plus légèrement l’arrière ! Cette Clio sportive s’identifie à ses boucliers plus affirmés, son diffuseur arrière, les ailes élargies incluant des aérations à l’avant, des jantes spécifiques en 17 ou 18 pouces ainsi que par son aileron. À bord, on découvre aussi des sièges baquets Recaro enveloppants.
Mais là encore, cela dépend des versions. En image, vous avez une rare version RB7 de 2012. Celle-ci commémore les belles performances de Renault Sport en Formule 1 et son partenaire Red Bull. Il en découle une livrée noire et jaune assez sympa. Pour autant, la plupart des Clio 3 RS que vous trouverez sur le marché de l’occasion auront une configuration un peu plus sage. Le châssis Sport est particulièrement recherché, tout comme les sièges Recaro et certaines couleurs onéreuses (y compris en cas de réparation de carrosserie !) comme le jaune Sirius.



Fondamentalement, toutes les Clio 3 RS disposent du même moteur, à savoir le traditionnel F4R, qui est un 4-cylindres atmosphérique de 2.0 litres. Il délivre 197 chevaux sur les phases 1 (830) et 203 sur les versions restylées à partir de mi-2009 (832). La puissance maximale est obtenue un peu plus haut dans les tours sur les phases 2, à 7 500 tr/m contre 7 250 sur les premières. Tous les modèles disposent de la boîte de vitesses manuelle à 6 rapports mais toutes n’ont pas le même châssis. Il y a le châssis « classique » et le châssis Cup. Ce dernier offre davantage de fermeté, ce qui s’apprécie en conduite sportive… Mais qui ne fera pas l’unanimité pour celles et ceux qui veulent conserver du confort.
À l’intérieur de la Clio, la présentation est assez timide avec quelques apports minimes. Les sièges baquets sont donc vivement recommandés. Prévoyez une consommation mixte autour des 8,5 litres aux 100 kilomètres. Côté fiabilité, rien à craindre ! C’est un modèle endurant et bien construit. Le modèle que vous voyez ici est donc une version RB7, vendue à 20 000 € l’an passé avec 123 000 kilomètres au compteur. Actuellement, on trouve
La Clio 3 RS est très efficace, en plus d’offrir un plaisir de conduite assez intense. La puissance va se chercher dans les tours. On découvre alors une citadine sportive pleine de caractère, avec un freinage ultra efficace et un train avant superbement guidé. Hormis l’intérieur fade, c’est donc un sans faute. Prévoyez un budget minimal de 12 000 €.
4. Mini Cooper S (R56) JCW

La seconde génération de Mini moderne bénéficie d’une gamme assez complète. Tout en haut, on trouve la version sportive Cooper S, qui développe 175 chevaux. Et comme si cela n’était pas assez, la marque anglaise sous giron allemand (coucou BMW !) a fait appel au sorcier maison, John Cooper Works, pour développer une version encore plus radicale, qui prendra alors le nom de JCW. On retrouve la ligne néo-rétro craquante de la Mini, avec de belles galbes, des touches de chrome, des optiques mignonnes et un intérieur rondouillard.
Les jantes Challenge de 17 pouces, associées aux étriers de frein rouges, ne trompent pas. On repère aussi divers détails, comme des logos spécifiques et la possibilité d’avoir des équipements complémentaires en option, comme un spoiler en carbone. Cette version bénéficie d’un léger allègement mais demeure plutôt sobre malgré tout. À l’intérieur, les modifications sont assez légères. Cette version s’appréciera surtout pour sa préparation moteur.



Il fallait débourser un peu plus de 6 000 € pour passer d’une Cooper S à une Mini Cooper JCW. En allongeant la note, on bénéficie d’un moteur largement retravaillé, avec un tout nouveau turbo Twin-Scroll qui souffle à 1,3 bar. La puissance passe désormais à 211 chevaux à 6 000 tr/m et on bénéficie de 260 Nm de couple… Et même jusqu’à 280 Nm grâce à un overboost intégré d’office ! Le poids de 1 235 kg est dans la moyenne tandis que la sonorité est vraiment belle. Les reprises sont assez bluffantes.
Ce 4-cylindres énervé offre de belles sensations tout en se montrant assez économe à l’utilisation, avec une moyenne autour des 7,0 litres aux 100 kilomètres. Le côté karting est bien présent, avec un tempérament joueur. Dommage pour l’autobloquant électronique qui fait des merveilles lorsqu’il fait beau, mais qui engendre du sous-virage en cas de mauvais temps… Elle s’inscrit pleinement dans l’esprit GTI d’antan. Ce modèle de 2008 avec 150 000 kilomètres a été vendu à seulement 7 100 € il y a deux mois. Il y a de belles affaires à réaliser… Un modèle pointu qui séduit pour son côté décalé.
Cette version de la Mini est très savoureuse. Côté fiabilité, le bilan global est correct même si l’embrayage est sensible. Gare aussi aux consommations d’huile qui sont à surveiller. Veillez à ce que les entretiens aient été faits en temps et en heure, ainsi que les rappels pour les modèles commercialisés avant 2010.
5. Peugeot 205 GTI 1.9

Revenons maintenant sur les grands classiques avec l’incontournable Peugeot 205 GTI. Le moteur 1.9 litre est arrivé en septembre 1986 et il a immédiatement séduit. Il s’accompagne d’une augmentation de la puissance à 130 chevaux et 164 Nm de couple. À côté de cela, quelques évolutions esthétiques sont à noter, comme de nouvelles jantes alliage au design plus aéré. Vendue à un prix plutôt raisonnable, elle a permis à beaucoup de personnes de découvrir le segment des GTI ; à savoir des bombinettes plutôt légères capables de procurer de belles sensations.
La 205 GTI est également assez joueuse, avec un train arrière très mobile et un moteur qui gueule, avec de belles reprises. Lorsqu’elle atteint l’âge d’être considérée comme une youngtimer, la GTI de la marque au lion a connu une envolée des prix stratosphériques. Des sommets ont été atteints. Pour les acheteurs, c’est autant une bonne qu’une mauvaise nouvelle. Cela a incité les propriétaires à faire entretenir leurs exemplaires, en assainissant le parc. Aujourd’hui, l’engouement est toujours intense. Les configurations originales, comme celle-ci habillée du vert Sorento, sont très demandées…



Avec la Peugeot 205 GTI 1.9, vous ferez un voyage dans le temps. Les performances ne sont pas exceptionnelles face aux standards actuels, mais vous prendrez le plaisir à retrouver plus d’authenticité, à ressentir et entendre la mécanique. Et rien que pour ça, la 205 GTI a pleinement sa place dans ce guide. Alors bien sûr, il faudra prévoir un budget plutôt important et, potentiellement, vous aurez des frais à faire. Malgré cela, c’est une voiture qui en offre beaucoup. Un retour aux sources qui fait du bien ! Côté consommation, on tablera sur une moyenne autour des 9,0 litres aux 100 kilomètres mais cela dépendra beaucoup de votre conduite. Bien que la commercialisation ait perduré jusqu’en 1994, nous vous conseillons d’éviter les versions catalysées, dont la puissance est réduite à 122 chevaux. Privilégiez les modèles allant jusqu’en 1992.
Comment ne pas conseiller la Peugeot 205 GTI ? Elle fait partie des premières GTI de l’histoire. Un modèle plein de caractères qui vous donnera le sourire à chaque sortie. Maintenant, il faudra trouver la perle rare et cela impliquera possiblement de signer un gros chèque. Pour l’exemplaire ici présenté, les enchères ont grimpé à 14 800 € l’année dernière, sachant que ce modèle de 1991 disposait de 161 700 kilomètres au compteur.
6. Renault 5 GT Turbo

On peut difficilement parler de la Peugeot 205 GTI sans évoquer sa rivale : la Renault 5 GT Turbo. Celle-ci a été commercialisée à partir de 1985 et la recette est tout aussi savoureuse. Un modèle qui se démarque visuellement par un kit carrosserie, des strippings latéraux sur lesquels on trouve le logo « Turbo ». On découvre aussi de petites jantes alliage de 13 pouces ainsi qu’une calandre spécifique. L’opération séduction est plutôt rapide.
Uniquement disponible en 3-portes, la plus puissante des Supercinq a fait un choix différent de sa rivale, en optant pour la suralimentation par turbo. La dotation est assez minimalisme mais elle s’améliorera au fil des millésimes. bord, la présentation est discrète avec des sièges un peu plus enveloppants mais le tout manque clairement de fantaisie. Pour la régie, l’objectif était de viser avant tout les performances en réalisant des sacrifices sur certains points. La version restylée de fin 1987 corrigera le tir en offrant un habitacle plus abouti.



Sous son capot, la Renault 5 GT Turbo de première série reçoit donc un « petit » moteur Cleon de 1.4 litre, couplé à une turbo Garrett T2 qui souffle à 0,7 bar ainsi qu’à un carburateur Solex 32 à simple corps. La puissance délivrée est de 115 chevaux et on trouve une boîte de vitesses manuelle à 5 ou 6 rapports en fonction des millésimes. Le 0 à 100 km/h peut être réalisé en 8,6 secondes seulement. Un beau score rendu possible par une réduction de la masse à 830 kg seulement. Très efficace, la Renault 5 GT Turbo est très plaisante avec un caractère bien à elle ! La motricité a souvent été jugée insuffisante, conduisant de nombreux propriétaires à opter pour des pneus un peu plus larges ! Le confort est préservé et la fiabilité s’avère bonne dans l’ensemble.
Au fil des années, les plastiques deviennent cassants et tout passionné de voitures sait qu’une casquette de compteurs de Supercinq, c’est pas facile à trouver ! La Renault 5 GT Turbo ici présentée date de 1987. C’est donc l’une des dernières phases 1. Elle fut vendue à 16 950 € l’année dernière avec seulement 68 500 kilomètres et un historique limpide. Depuis quelques années déjà, la cote est stabilisée !
Un modèle sportif qui réserve des surprises, avec un moteur plein de caractère et le plaisir d’avoir un turbo que l’on « ressent ». Maintenant, il faudra trouver un modèle sain et pouvoir assurer l’entretien de cette citadine sportive exigeante.
7. Abarth 500

Fiat a ressuscité Abarth afin de proposer des versions survitaminées de certains modèles emblématiques de la marque. L’Abarth 500 (qui a mué en 595 à l’occasion du restylage) a été un immense succès… Assez légère, elle se distingue par ses boucliers spécifiques, ses ailes larges, ses belles jantes de 16 ou 17 pouces, ses livrées de carrosserie inédites mais aussi par son intérieur, avec des sièges baquets très enveloppants. Mais surtout, cette Abarth embarque des échappements qui gueulent.
Que ce soit du Monza Record ou de l’Akrapovic, on peut difficilement rester discret à bord de ce petit modèle long de 3,65 mètres seulement. On appréciera ce design assez marqué et le raffinement intérieur, avec la possibilité d’avoir de beaux habillages et des touches de couleur. Tout cela a contribué au succès de cette petite italienne. Naturellement, seule la carrosserie 3-portes est proposée mais vous pourrez aussi choisir ce modèle en découvrable. Le plaisir de conduite est bien réel même si la position de conduite un peu typée utilitaire ne plaira pas à tout le monde.



Depuis sa commercialisation en 2007, l’Abarth 500 a connu différents niveaux de puissance et plusieurs finitions, en plus des innombrables séries limitées. Le 1.4 litre TurboJet a connu des puissances allant de 135 à 190 chevaux, en fonction des versions. C’est un moteur sympa, avec une direction qui se floute lors de fortes accélérations, c’est très fun. La rigidité est bonne, la direction est précise… Bref, on s’amuse vraiment à bord. La boîte de vitesses manuelle comporte 5 rapports seulement. En option, il est aussi possible d’avoir une boîte robotisée (à 5 vitesses aussi) mais de l’avis général, mieux vaut faire l’impasse sur cette boîte qui gomme un peu l’esprit GTI. L’Abarth que vous voyez en image est une Abarth 500C (découvrable donc !) datant de 2014. C’est une version Turismo (très bien équipée) qui a été vendue à 11 100 € pour 109 000 kilomètres au compteur en novembre 2023.
Voiture italienne et fiabilité, ça rime difficilement… Dans l’ensemble, l’Abarth 500 s’en sort assez bien. La pompe à eau est assez fragile, tout comme l’embrayage dont la butée est fragile, la commande climatisation (un rappel a eu lieu en 2008) ou encore les vitres électriques et la peinture qui s’écaille facilement. Mais à côté de ça, vous pourrez vous offrir une citadine avec beaucoup de caractère… Mais elle est ferme, à déconseiller aux dos sensibles donc !
8. Citroën Saxo VTS

Bon d’accord, elle est à mi-chemin entre citadine et mini-citadine mais il fallait que je vous parle de la Citroën Saxo VTS. Une version sportive VTS a vu le jour dès 1996, soit l’année du lancement de ce modèle développé en collaboration avec Peugeot (qui a sorti la 106). Cette version s’identifie par des pare-chocs spécifiques, des jantes exclusives en 14 pouces ainsi qu’à un aileron. On retrouvait alors la bonne dotation de la finition VTR, à laquelle on ajoutait les jantes et l’airbag conducteur.
En 1997, un premier restylage a eu lieu avec une nouvelle calandre suivi du modèle phase 2, apportant un tout nouvel avant. La Saxo VTS équipée du moteur 1.6 litre développe 120 chevaux. Ce moteur TU5J4 se montre très vif et prend superbement bien les tours. La boîte manuelle comporte 5 rapports et la masse est maintenue à 980 kg seulement. Cela permet de passer de 0 à 100 km/h en 8,7 secondes et de pouvoir dépasser les 200 km/h. Par la suite, VTS est devenue une finition, accueillant des moteurs moins puissants et même l’abominablement bruyant moteur diesel 1.5d de 58 chevaux seulement.



La Saxo VTS est devenue un modèle très rare et recherché. Les cotes repartent clairement à la hausse et ça se comprend : c’est une citadine qui peut surprendre bien des sportives du segment supérieur. Le châssis est aux petits oignons et on a réellement l’impression d’avoir un karting entre les mains. Vous pourrez sans problème l’emmener sur circuit. La consommation moyenne est de 8,0 litres aux 100 kilomètres en moyenne, ce qui reste largement acceptable. Les pièces se trouvent sans grande difficulté et la mécanique se montre fiable. Naturellement, quelques soucis électroniques peuvent survenir… Mais c’est un achat que vous ne regretterez pas. Le superbe exemplaire que je vous présente ici date de 2001. C’était une première main avec seulement 87 500 kilomètres, en rouge Lucifer, vendue à 7 001 €.
Une sportive savoureuse qui devient rare de nos jours. La commercialisation de la Saxo VTS s’étant achevée il y a plus de 20 ans, trouver un bel exemplaire s’avère compliqué. Les versions de 120 chevaux sont évidemment les plus rares…
9. Ford Fiesta ST

Elle n’est plus commercialisée depuis quelques mois c’est vraiment dommage. La Ford Fiesta ST mk7 est une voiture qui m’a bluffé. Côté design, les boucliers sont spécifiques, tout comme les jantes de 17 ou 18 pouces. On trouve aussi une calandre en nid d’abeille, un aileron, un diffuseur et quelques détails sympas. Ford laissait aussi le choix entre les carrosseries à 3 ou 5 portes. Lors de sa présentation, cette Fiesta a été largement critiquée en raison de son moteur 3-cylindres. Mais on le sait, les ingénieurs de Ford Performance n’ont pas l’habitude de décevoir.
Cette Fiesta ST dispose aussi d’un intérieur particulier, avec des sièges plus enveloppants agrémentés d’une belle sellerie. Si le tableau de bord a pris un petit coup de vieux, la dotation est loin d’être ridicule. Mais sans surprise, il est préférable d’ajouter quelques options dont le Pack Performance (fourni de série sur la finition ST Pack), qui apporte le différentiel à glissement limité par exemple. ST Plus apportait en prime l’écran tactile de 8,0 pouces, la navigation ou encore le système audio Bang & Olufsen avec 9 haut-parleurs.



La Ford Fiesta ST Mk7 a été commercialisée de 2018 à 2021 pour la première phase puis de 2021 à 2024 pour la seconde. La carrosserie 3-portes a disparu peu de temps après le restylage. Le moteur est donc un 3-cylindres turbo de 1.5 litres fournissant 200 chevaux et 290 Nm de couple. Un overboost, apportant temporairement 20 chevaux de plus, est aussi présent. Le plaisir de conduite est bien réel, au grand dam des détracteurs de cette version. Le moteur est assez exceptionnel, avec de superbes reprises, une sonorité sympa et la désactivation automatique du troisième cylindre en ville. L’agrément est excellent, tout comme l’amortissement. Bref, une bonne surprise qui s’accommode d’une boîte manuelle à 6 rapports parfaitement étagée. Un modèle à ne pas négliger lors de vos recherches donc.
La Fiesta ST que je vous présente ici est un modèle de 2021, vendu à 18 500 € il y a quelques mois, avec 31 500 kilomètres. De bonnes affaires sont à réaliser en ce moment sur cette citadine sportive. Côté fiabilité, il est souvent reproché à Ford d’avoir appliqué une peinture fragile… Pour le reste, l’avenir nous le dira !
Une citadine qui mérite pleinement votre attention ! Mettez vos idées préconçues de côté : cette Fiesta ST est une machine à sensations comme on aimerait en voir plus souvent. L’essayer, c’est l’adopter. En plus, elle consomme relativement avec la possibilité de descendre à 6,0 litres aux 100 kilomètres si vous adoptez une conduite souple.
10. Toyota Yaris GR

Terminons avec une voiture exceptionnelle. Comme la Fiesta ST précédente, la Toyota Yaris GR embarque un moteur 3-cylindres turbo de 261 chevaux. Une puissance très importante qui passe sur les quatre roues, pour une efficacité hors normes. En matière de design, cette Toyota Yaris repose sur la quatrième génération. Elle est la seule à être proposée en 3 portes. Elle se distingue par des pare-chocs très proéminents, avec des aérations pas du tout dissimulées. On découvre des ailes bien élargies, un aileron et de grandes jantes de 18 pouces. Un style très musclé en parfaite relation avec les performances délirantes de cette version, autant à son aise sur route que sur circuit.
Elle mesure 3,99 mètres de long et a été revue intégralement. Elle est d’ailleurs produite au Japon, dont l’usine qui produisait la Lexus LF-A… En option, il était possible d’avoir le pack Track, qui apporte des jantes forgées, des étriers rouges ainsi que le toit en fibre de carbone. La fibre étant brute, un film adhésif imitant la fibre de carbone parfaitement tressée est appliqué dessus ! Cette finition entraîne aussi la perte d’équipements, comme le GPS. Pour les brêles en orientation comme moi, cela peut être un problème même si Google Maps et Waze sont de parfaites alternatives.



L’intérieur de la Toyota Yaris GR est assez classique. On trouve naturellement deux sièges baquets et quelques améliorations au niveau de l’interface. Mais pour le reste, rien de spécial à noter. En revanche, sous le capot, le 3-cylindres turbo de 261 chevaux est bien là. Un moteur exceptionnel qui est associé à la transmission intégrale. Les reprises sont bluffantes, tout comme le comportement routier. Si la sonorité est assez classique, on se console par une efficacité unique sur le marché. Il est d’ailleurs bien difficile de faire le moindre reproche à cette Yaris. Toujours est-il qu’elle rentrera assurément dans l’histoire… En plus, elle consomme assez peu avec une moyenne à 8,2 litres aux 100 kilomètres. Si vous avez l’opportunité d’acheter une Toyota Yaris GR et que votre banquier est d’accord, foncez. Envie d’en savoir plus ? Retrouvez notre essai complet de ce modèle.
La Yaris GR qui illustre ce chapitre a été vendue au prix de 34 800 € il y a quelques mois, avec 36 000 kilomètres au compteur. Il est fortement probable que les prix continuent d’augmenter assez fortement pendant quelques mois encore.
Une citadine d’exception. Rien de plus à dire…
Quelques conseils avant d’acheter une citadine sportive
Acheter une voiture sportive est toujours un grand moment. Mais attention à l’effet coup de cœur… Gardez toujours la tête froide et prenez le temps d’inspecter méticuleusement le véhicule. Retracez son historique, sa dotation et voyez si son état est bon. Décelez de potentielles traces de choc et faites un essai routier. Pour les modèles qui prennent un peu d’âge, il faut aussi vérifier les différentes commandes électriques, qui peuvent s’altérer au fil des années. Évitez de monter trop haut dans les tours à froid mais veillez tout de même à vérifier le comportement mécanique afin de vous assurer du bon état de cette voiture. Après, il ne vous restera plus qu’à profiter de votre nouvelle sportive !





