
Voici officiellement la McLaren la plus puissante de l’histoire. Avec 1 275 chevaux pour seulement 1 400 kg sur la balance, la McLaren W1 s’inscrit dans une lignée prestigieuse : celle des Ultimate Series. Pour la marque anglaise, c’est tout un symbole puisque la nouvelle venue assure la descendance des McLaren F1 de 1993 et P1 de 2013. Et c’est tout un symbole… Voici tout ce que vous devez savoir sur cette supercar redoutable qui apporte de nombreuses innovations tout en parvenant à offrir un compromis assez exceptionnel, presque trop beau pour être vrai ! Toutefois, avant d’avoir le privilège de vous offrir l’une des 399 unités prévues, il faudra faire les yeux doux à votre banquier puisque vous devrez signer un chèque à plus de deux millions d’euros…
Une recette inchangée
McLaren est un constructeur automobile fascinant, qui n’hésite pas à aller à contre-courant, en cherchant notamment à réduire la masse de ses voitures. Pour élaborer la W1, l’exercice fut assez complexe. Déjà, il fallait assurer la descendance de la plus prestigieuse des séries, avec notamment les F1 de 1993 et P1 de 2013. Il y avait également les Senna de 2017 et Speedtail de 2018. Un exercice loin d’être évident donc mais chez McLaren, on sait où trouver les bonnes sources d’inspiration.

La W1 tire son nom de la Formule 1, en arborant l’initial du World Championship de F1. Ce premier championnat fut remporté par le constructeur anglais en 1974 avec Emerson Fittipaldi au volant. Depuis, la marque a enchaîné les titres dans cette discipline. Tout comme en F1, la McLaren W1 s’articule autour de plusieurs objectifs : la masse la plus restreinte, de la puissance et aussi un toucher de route unique. Et tout cela, en misant sur l’hybridation…


Côté design, on appréciera un visuel assez lisse avec des optiques plus conventionnelles et très acérées. Construite autour d’une structure monocoque en fibre de carbone, la McLaren W1 mesure 4,64 mètres de long, pour 2,07 de large et 1,18 de haut. De belles dimensions qui permettent d’aboutir sur une jolie silhouette. Très élancée, la belle mise beaucoup sur l’aérodynamique. Les entrées d’air avant, généreuses, sont inscrites dans un masque en carbone, ce qui donne un rendu assez aérien. Malgré cela, les arêtes sont assez marquées tandis que l’on découvre un immense diffuseur arrière avec des feux qui sont un simple soulignement de la proue.
L’effet de sol
Vous l’aurez compris (et vu sur les photos), la McLaren W1 a été construite dans l’objectif d’atteindre la meilleure aérodynamique possible. Les ingénieurs ont multiplié les démarches pour accroître l’efficacité. Il y a des éléments largement visibles, comme les larges extracteurs d’air derrière les roues avant, les écopes latérales ou encore le dessin général. Mais un travail tout particulier a été porté sur l’effet de sol. Naturellement, la supercar anglaise dispose d’un fond plat. Lorsque le mode Race+ est activé, un aileron mobile est disponible à l’avant pour étendre le fond plat.

Ce mode permet aussi d’abaisser l’avant de 3,7 centimètres à l’avant. L’appui maximal, fixé à une tonne à 280 km/h, est obtenu grâce à un aileron arrière capable d’avancer ou de reculer en fonction de la vitesse, avec une amplitude de 30 centimètres ! Une belle prouesse qui permet de repousser les limites et d’aller encore plus loin… D’ailleurs, un rapide coup d’œil sur les performances donne le ton…

Comptez seulement 2,7 secondes pour passer de 0 à 100 km/h, 5,8 secondes pour le 0 à 200 km/h et seulement 12,7 secondes pour atteindre les 300 km/h depuis 0. Des chiffres exceptionnelles qui s’accompagnent d’une vitesse de pointe bridée à 350 km/h. Forcément, les performances progressent largement par rapport aux précédentes productions. Un travail complet et complexe qui a également permis d’inclure des portes de type papillon. Décidément, cette McLaren W1 ne fait rien comme les autres, tout en respectant parfaitement les traditions.
Hybride, légère et surpuissante…
Avec seulement 1,4 tonne sur la balance, la McLaren W1 figure parmi les supercars les plus légères de son segment. Pourtant, elle adopte une technologie hybride (non-rechargeable) ! Sous son long capot, on découvre un puissant moteur V8 biturbo de 4.0 litres de nouvelle génération. Il développe pas moins de 928 chevaux et 900 Nm de couple. Il dispose d’une double injection et de turbocompresseurs à double volute, pour améliorer encore la réactivité. Il est accompagné par un moteur électrique de 347 chevaux et 400 Nm lié à la boîte de vitesses automatique à double embrayage à huit rapports. La puissance totale atteint alors les 1 275 chevaux, uniquement sur les roues arrière. Pas moins de 1 340 Nm de couple sont disponibles. Cela permet d’offrir des performances exceptionnelles…

La partie électrique est principalement là pour renforcer les performances. En effet, la batterie a une capacité de seulement 1,38 kWh, autorisant une autonomie électrique d’à peine deux kilomètres. Celle-ci est réservée pour les phases de démarrage, de marche arrière et pour les manœuvres uniquement. Côté châssis, on découvre de grandes jantes de 19 pouces à l’avant et 20 pouces à l’arrière. Les freins carbone/céramique sont fournis de série, avec de grands disques de 390 millimètres et des étriers à 6 pistons à l’avant. On trouve aussi une suspension active. Vous l’aurez compris, cette hybridation résulte davantage de la volonté d’accroître les performances plutôt que de se donner une conscience écologique. McLaren fait partie de ces rares marques qui continuent pleinement à miser à fond sur le plaisir de conduite…

Dès lors, les émissions de CO2 s’élèvent à 310 grammes par kilomètre, ce qui est le ticket d’entrée pour le plus fort malus en vigueur. La consommation mixte n’a pas encore été communiquée. Les heureux propriétaires devront toutefois prendre le temps de bien appréhender la McLaren W1 car une telle puissance distribuée uniquement sur les roues arrière est bien rare ! Et pour information, le rupteur est à 9 200 tr/m.
Un intérieur de compétition…
Quand on regarde l’intérieur de cette McLaren W1, on y retrouve tous les codes issus de la compétition. Cela commence par des sièges baquets moulés directement sur la monocoque en carbone. Les pièces en carbone sont très nombreuses. Dans le but de réduire la masse, même les pare-soleils qui sont en carbone et qui ne mesurent que 3 millimètres d’épaisseur. L’instrumentation est entièrement numérique et l’écran tactile central à une diagonale de 8,0 pouces, à la verticale. Il accueille notamment toutes les réglages de la voiture, comme la climatisation sous le système audio. La sellerie arbore un motif orange d’aspect tricoté, avec la possibilité d’avoir du cuir et/ou de l’Alcantara. Côté rangement, on pourra compter sur un unique rangement à l’avant de 118 litres, qui permettra d’accueillir deux casques dans l’optique d’emmener la W1 sur circuit !


Mais avant tout cela, il faudra encore acheter cette McLaren W1 ! Seulement 399 exemplaires seront produits avec un prix de vente qui graviterait autour des 2,5 millions d’euros. Pour ce prix, auquel il faudra aussi ajouter le malus écologique, vous disposerez d’une garantie de 4 ans, avec kilométrage illimité. Une fois encore, la marque anglaise frappe très fort en réalisant une supercar ultime, avec une fiche technique qui laisse rêveur. En ces temps maussades pour l’automobile, cela fait plaisir de voir des marques qui se démènent pour entretenir la passion…






