ActualitéMini

10 raisons de trouver NULLE la Mini John Cooper Works GP

La version la plus radicale des Mini s’appelle GP. Plus performante encore que la John Cooper Works, elle se reconnaît à sa livrée grise, sa puissance augmentée, son look plus sportif, des jantes à quatre branches et une cure d’allègement. Voici donc la troisième génération de Mini GP, sur la base de l’actuelle Mini type F56 restylée. Certes, il s’agit de la plus puissante des Mini de série jamais produite… Mais voici tout de même 10 raisons de détester ce modèle avant même de l’avoir essayé.

1. C’est une Mini donc le châssis est nul

Nous testons très régulièrement des voitures de tous les horizons. Parfois, nous avons de bonnes surprises. Parfois, des mauvaises. Dans le cas des Mini, les châssis nous ont souvent laissé dubitatif avec des suspensions trop typés confort et un manque de sensations. Il faut dire que les Mini sont des voitures assez aseptisées qui regorgent d’équipement. Dans le cas de la Mini GP cru 2020, le constructeur mi-allemand mi-anglais a totalement revu le châssis pour permettre une utilisation sur piste. D’ailleurs, Mini n’a pas tardé à emmener la GP sur le Nürburgring. Il en découle un temps inférieur aux 8 minutes au tour. Soit un temps pas si éloigné que celui de la dernière Renault Megane 4 RS Trophy-R. Il semblerait donc le châssis soit suffisamment affûté pour permettre une telle performance, malgré les 75 chevaux de plus que la version John Cooper Works « classique ». De toutes manières, Mini a totalement retravaillé le châssis, aussi bien du côté du freinage (étriers à quatre pistons à l’avant), que des suspensions (plus ferme et rabaissement de 10 mm). Ça promet !

mini-john-cooper-works-gp-f56-performances

2. C’est pas une voiture virile donc c’est nul

Au même titre que la Fiat 500 ou la Mazda MX-5, la Mini a la réputation d’être une voiture efféminée. Dans les faits, il est plutôt triste de se sentir obligé de prouver sa virilité par son choix de voiture. Quant à cette Mini GP, elle est plus agressive qu’elle ne l’a jamais été, ce qui devrait mettre à mal les détracteurs de la marque. Mini semble avoir tiré des leçons du passé. D’ailleurs, outre la puissance de 306 chevaux du 4-cylindres turbo, Mini a pensé la John Cooper Works GP de manière assez homogène. L’esprit semble d’ailleurs plus tenir de celui de la sportive pure plutôt que de la GT. Néanmoins, nous espérons que les sensations seront à la hauteur des performances.

mini-john-cooper-works-gp-f56-jantes

3. C’est une boîte auto donc c’est nul

Mini propose exclusivement la boîte Steptronic 8 rapports, recalibrée, sur la Mini GP. Notons que le blocage de différentiel mécanique est intégré au train avant. Le fait de ne pas pouvoir passer les rapports manuellement pourra décevoir, d’autant plus que la précédente Mini GP était en boîte manuelle. Il reste heureusement possible de jouer de la palette. Et c’est marrant quand même.

mini-john-cooper-works-gp-f56-arriere

4. Elle ressemble à une voiture tuning (donc c’est nul)

Le style de la Mini GP est très original. Et qui dit « originalité » dit jugement. Nous laisserons chacun d’entre vous se faire son propre avis. On retrouve les ingrédients des deux précédentes générations de Mini GP, avec un aileron, des jantes à branches, la peinture grise, des éléments stylistiques rouges. Donc il y a tout de même de l’harmonie. En revanche, les extensions d’ailes en PRFC (plastique renforcé en fibre de carbone) sont plutôt atypiques. Ce matériau est résolument à la mode. Et comme Mini est une marque qui mise sur la mode, finalement, cela marche plutôt bien. Certains trouveront cela excessif et ça peut se concevoir.

mini-john-cooper-works-gp-f56-fiche-technique

5. C’est une voiture pour bobo pressé

Mini traine aussi une image quelque peu bobo… Cette version GP affiche un look très différent de ce qui a été fait, mais sans sacrifier les traditions. Et cela marche au final plutôt bien. L’image de la mamie allant faire ses courses au Biocoop au volant de sa Mini Cooper rouge à toit blanc restera ancrée dans pas mal de tête. Si la Mini GP tient ses promesses, elle pourrait permettre de toucher une clientèle nouvelle… Car si la puissance est similaire à celle d’une Audi S3, le gabarit tient plus de la citadine que de la compacte. Un atout pour le plaisir de conduite et l’agilité (si le châssis suit).

mini-john-cooper-works-gp-f56-sieges-arriere

6. C’est hors de prix… donc c’est nul

Mini joue la carte premium. La Mini GP sera affichée à 44 900 € hors options. Un prix très élevé mais pas délirant pour autant. Toutefois, comme souvent, ce sont les options qui viendront alourdir la note. 3 000 exemplaires verront le jour portant chacun un numéro sur les extensions d’ailes. Pour aller encore plus loin, il est possible de choisir la finition Ultimate, qui ajoute une alarme antivol, la climatisation automatique, une housse de protection, des écrous antivol, le pack connected Navigation Plus, les sièges chauffants, un système Bluetooth et le tuner DAB… Pour 5 000 €. Sur ce point, cela ajoute du poids et du confort… Tout ce que l’on pourrait reprocher à une Mini sportive. Décidément, les habitudes ont la vie dure…

mini-john-cooper-works-gp-f56-piste

7. Le malus est énorme… donc c’est vraiment nul

Non pas vraiment, le malus est à 1 761 €. On a déjà vu pire (coucou la Megane RS !).

mini-john-cooper-works-gp-f56-multimedia

8. Les performances sont pas top

Le 4-cylindres turbo de 306 chevaux et 450 Nm de couple n’est pas avare en chevaux. Le 0 à 100 km/h est annoncé en 5,2 secondes. Ce qui est correct sans être exceptionnel pour la catégorie. Nous n’avons pas d’informations sur les reprises… Et comme on ne peut pas vraiment juger le plaisir de conduite avec le 0 à 100 km/h, nous attendons de pouvoir tester la nouvelle Mini John Cooper Works GP pour nous faire notre avis. Mini promet d’ailleurs un échappement retravaillé offrant un « son fortement émotionnel« . À défaut de l’avoir entendu, on aime bien la double sortie d’échappement centrale !

mini-john-cooper-works-gp-f56-sieges

9. C’est trop lourd

Le poids n’a pas été communiqué. Et c’est bien dommage. Rappelons que le poids d’une Mini Cooper S JCW en 3 portes est d’environ 1 330 kg. Ce qui n’est pas rien. La GP semble avoir fait l’objet d’une petite cure d’allègement puisque la banquette arrière a été supprimé, l’essuie-glace arrière aussi, les jantes sont plus légères… C’est soft et la marque aurait certainement pu aller beaucoup plus loin dans sa démarche. Nous espérons ainsi un passage sous la barre des 1,3 tonnes. Mais nous craignons que les appendices esthétiques, comme ce gros aileron, ne viennent ternir le bilan. À voir lorsque Mini aura communiqué l’information.

mini-john-cooper-works-gp-f56-commercialisation

10. C’est un échec assuré donc c’est nul

Mini est une marque qui ose. Nous l’avons bien vu avec une multitude de déclinaisons qui s’éloignent fortement de l’esprit originel. Toutefois, la clientèle Mini est réceptive et même la Cooper SE (électrique) semble séduire. Il y a donc de bonnes chances que cette Mini GP, qui semble vraiment apporter une valeur ajoutée au modèle, trouve sa clientèle. Une clientèle qui pourrait même venir d’autres marques. Pour rappel, seuls 3 000 exemplaires seront produits et il s’agira très certainement de futurs collectors d’ici quelques années. Elle est pas mal, en fait, la nouvelle Mini GP !

Tags
Publicité

Thomas Drouart

J'ai fondé PDLV à 13 ans, c'était il y a... Pas mal de temps déjà ! Ma passion pour l'automobile n'a fait que s'intensifier. Depuis, ce blog a prospéré et nous permet de vivre notre passion à 100%. Mon pêché mignon ? Les Fiat Panda 100HP, les Porsche 911 type G et les brochettes bœuf-fromage. Je m'intéresse à tout ce qui roule, même si mon allergie au diesel me rapproche bien souvent du pistolet vert.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Bouton retour en haut de la page
Fermer